38è mardi de colère en Algérie: Les étudiants mobilisés contre la présidentielle
38è mardi de colère en Algérie: Les étudiants mobilisés contre la présidentielle

En dépit de la pluie battante, les étudiants ont manifesté à travers plusieurs villes universitaires du pays pour le 38e mardi consécutif depuis le début du Hirak populaire.
Leur colère n’a d’égale que celle exprimée par les gens des médias qui fustigent le climat de répression dont ils font les frais.

Cette nouvelle manifestation intervient au lendemain de la condamnation, par le tribunal de Sidi M’hamed, de 22 manifestants à 12 mois de prison dont six fermes pour port du drapeau amazigh.
C’est ce qui explique la présence d’un important dispositif policier déployé dans le centre d’Alger.

À cette occasion, les étudiants ont réclamé la libération de leur camarade Yasmine Dahmani, en détention à la prison d’El Harrach pour avoir participé à une marche. Son procès a été renvoyé au 18 novembre.

Les d’étudiants ont marché dans d’autres villes, à l’image de Bejaia, Annaba, Oran, Constantine, Mostaganem… Avec les citoyens qui ont joint les manifestants, le refus des élections présidentielles dans les conditions actuelles a été réitéré avec force.
Les étudiants ont aussi réclamé « une presse libre » et « une justice indépendante ».

On signalera aussi que les journalistes montent de leur côté sur le devant de la scène pour fustiger les pressions et contraintes « imposées aux institutions médiatiques qui empêchent les journalistes d’accomplir leur devoir professionnel et d’assurer le service public conformément aux usages et aux critères professionnels consacrés par la déontologie de la presse ».
Rassemblés le 09 novembre dernier, les journalistes ont tiré la sonnette d’alarme sur l’état de la presse algérienne qui reste inquiétante au regard « des atteintes graves aux femmes et aux hommes de la profession et du harcèlement systématique des médias dans les secteurs public et privé et contre la presse électronique ».
Un communiqué publié par la profession dénonce « l’arrestation de certains journalistes, leur emprisonnement, les placements sous contrôle judiciaire et les interdictions de sortie du territoire national imposés à d’autres, sont liés à leur engagement professionnel en relation avec la chose publique et que cela constitue une forme d’assujettissement et d’intimidation. »

Par ailleurs, les Forces du pacte de l’alternative démocratique (PAD) ont estimé, dimanche 10 novembre, que « le pouvoir autoritaire » panique « à l’approche de la parodie électorale du 12 décembre 2019 », exprimant leur disponibilité à « s’associer avec toutes celles et tous ceux qui s’opposent à la fausse solution que le pouvoir s’apprête à imposer contre la volonté populaire ».
« Le pouvoir autoritaire n’a pas réussi à essouffler le mouvement populaire par la fermeture politique, la répression et les arrestations arbitraires de figures emblématiques du mouvement, des manifestants, des militants et des chefs de partis politiques », estime le PAD.
Ce regroupement politique qui constate la panique du système invite le peuple à «s’engager avec détermination pour une transition démocratique par un processus constituant et souverain».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.