Les avancées réalisées dans les domaines du numérique et de l’intelligence artificielle offrent des opportunités pour renforcer la transformation économique et sociale, a souligné, vendredi à Marrakech, le ministre de l’Économie et des finances, Mohamed Benchaâboun, également président du conseil des gouverneurs de la 44è réunion annuelle de la Banque islamique de développement (BID).

Pour M. Benchaâboun, le progrès rapide dans le numérique, l’intelligence artificielle et les technologies vitales, élément majeur de la 4è révolution industrielle, offrent d’importantes opportunités pour renforcer la transformation économique et sociale. Cependant, ce progrès soulève des difficultés en matière de développement des compétences et suscite des préoccupations quant à la destruction des emplois et à l’aggravation des disparités internes. Revenant sur les expériences de la Chine et l’Inde ainsi que celles d’États membres de la BID, dont la Malaisie, l’Indonésie et la Turquie, le ministre a conclu que la transformation industrielle est une solution pour trouver des moyens économiques de vaste échelle et améliorer le niveau de vie de la population.  Cette transformation, a ajouté le ministre, est tributaire de conditions favorables à un environnement de commerce compétitif et de la promotion de l’investissement local et étranger, se félicitant, à cet effet, du nouveau modèle de participation adopté par la BID, lequel repose sur les chaînes de valeur mondiales. M. Benchaâboun a ainsi fait part de sa satisfaction vis-à-vis de ce modèle, dont l’exécution a démarré par l’élaboration d’une nouvelle série de stratégies de partenariat, en particulier avec le Maroc et le Gabon.  Il a, en outre, mis l’accent sur la nécessité de renforcer le commerce et l’investissement entre les États membres de la BID afin de gagner davantage de parts dans les chaînes de valeur mondiales stratégiques et de créer de l’emploi en faveur des jeunes.  Par ailleurs, le ministre a noté que la précarité et les conflits constituent les principales menaces aux capacités de plusieurs pays pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030.  Avec l’avènement de 2030, a-t-il poursuivi, environ 80% des populations les plus pauvres à travers le monde pourraient basculer dans la précarité (dont la moitié issue de pays membres de la BID. M. Benchaâboun a aussi indiqué que les changements climatiques et les désastres naturels engendrent des dégâts matériels et humains, faisant observer que l’incapacité à atténuer les effets de ces phénomènes pourrait mettre en péril les acquis en matière d’atténuation de la pauvreté, de l’amélioration de la santé et du renforcement du progrès de l’ensemble des États membres de la BID.  A ces défis s’ajoutent également les problèmes structuraux des économies du sud  fondées sur l’exportation des matières premières, ce qui les expose aux effets néfastes de la volatilité des prix sur les marchés mondiaux et de la macroéconomie, et sur le recours aux financements extérieurs en particulier l’endettement, ce qui limitent la marge financière et entravent leurs capacités à l’investissement. Toutefois, a-t-il souligné, l’abondance des ressources naturelles dont la terre et les énergies renouvelables, qui revêtent une dimension stratégique dans un contexte mondial marqué par l’accroissement exponentiel et continu de la démographie et la consommation excessive des ressources des différents écosystèmes, ainsi que la richesse de la jeunesse, qui nécessite une formation adéquate notamment avec le marché du travail et le climat des affaires, présentent de bonnes opportunités pour résoudre l’ensemble de ces maux…

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