A. Guterres succédera à Ban Ki-moon : Un autre traitement des réfugiés sahraouis est imaginable

A. Guterres succédera à Ban Ki-moon : Un autre traitement des réfugiés sahraouis est imaginable
Alea jact est ! Désormais, c’est l’ancien Premier ministre Portugais qui a reçu le soutien unanime des 15 membres du Conseil de sécurité pour succéder à Ban Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations unies. Il doit encore être approuvé par l’Assemblée générale, ce qui devrait être une formalité, avant d’entrer en fonction le 1er janvier prochain. L’affaire était pliée depuis la veille. « Après six tours de scrutin, nous avons aujourd’hui un favori et son nom est Antonio Guterres », a déclaré Vitali Tchourkine, représentant permanent de la Russie à l’ONU, s’adressant à la presse en présence de ses quatorze homologues. L’affaire est loin d’être anodine pour le Maroc dont la diplomatie rongeait son frein en attendant l’issue de la bataille engagée entre les 9 candidats en lice. A Rabat, on imagine aisément que pareil choix sera accueilli avec soulagement d’autant que l’ancien socialiste portugais avait entretenu de bonnes relations avec le Royaume lorsqu’il présidait aux destinées de l’Exécutif portugais. Le Maroc ayant toujours été une priorité pour la diplomatie portugaise. Mais aujourd’hui, les choses se profilent autrement puisque les diplomates marocains qui arpentent les couloirs du Palais de Verre, à New York, auront en face non plus l’homme d’Etat portugais que Guterres fut, mais le patron de l’ONU. Ce « grand machin » qui gère, entre autres dossiers, l’évolution de la question saharienne. Une affaire qui a été à l’ordre du jour de la 4ème commission de l’Assemblée générale de l’ONU avec la mise en perspective de la condition inhumaine qu’endurent les populations séquestrées dans les camps de Tindouf. Plusieurs experts et militants internationaux ont dénoncé, mercredi dernier, c’est-à-dire le jour où le choix a été porté sur le patron de la mission onusienne pour les réfugiés (le HCR) Guterres pour succéder à Ban Ki-moon, pareil drame. Pour eux, la « tragédie qui frappe depuis plus de 40 ans les populations parquées dans des conditions inhumaines dans des camps improvisés, au sud ouest de l’Algérie, qui plus est dans des conditions climatiques et de vie des plus précaires ». Les intervenants ont stigmatisé le régime algérien et sa décision d’entourer les camps de milices pour que personne ne puisse s’en échapper, laissant les séquestrés « souffrir en silence ». Ils ont évoqué de nombreux cas de disparition et de torture aux mains des séparatistes, dont celui de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, qui a ouvertement proclamé son soutien au plan d’autonomie proposé par le Maroc, ajoutant que Ould Sidi Mouloud a été isolé et torturé pendant plusieurs jours avant son expulsion, sous la pression de l’opinion publique internationale, vers la Mauritanie.
Les camps de Tindouf sont ainsi devenus un terreau fertile pour les recruteurs des groupes terroristes sévissant dans la région sahélo-saharienne, ainsi que des réseaux actifs dans le trafic des êtres humains, de drogues et des armes, ont-ils averti. Les pétitionnaires ont appelé à traduire en justice les auteurs de ces abus « méprisables » dont sont victimes notamment les femmes, les enfants et les personnes âgées.
Dans la bataille politico-diplomatique engagée sur le dossier saharien, le Maroc qui rend coup pour coup n’est pas désarmé pour faire entendre la voix de la raison pour en enterrer définitivement un conflit factice qui, même de faible intensité, mine la stabilité régionale. L’offre d’autonomie reste une carte maitresse pour ce faire.

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