Couverture sanitaire de base: A mots couverts…

S’il y a un des rares points positifs à mettre à l’actif de ce gouvernement, c’est bien celui qui est lié à l’adoption de la loi généralisant la couverture sanitaire de base (la fameuse AMO) et le régime de retraite aux professions libérales exclues.  Car cela permettra à « sécuriser » et « rassurer » une bonne partie de la population active dans le pays quant à l’accès aux soins de base et, subsidiairement, permettre à ce pan de « citoyens oubliés » de voir le troisième âge sous un autre angle.

Mais il ne faut pas que l’Exécutif se précipite pour en tirer la moindre gloriole. Car il a été forcé de le faire pour plusieurs raisons.

D’abord, cela permettra aux organismes de prévoyance sociale, CNSS en tête, d’élargir le spectre de leur clientèle. Quitte à faire miroiter au bout de la loi adoptée une couverture médicale toute trouée. Car les bénéficiaires attitrées de l’AMO font les frais d’une supercherie qu’il s’agira de gérer autrement pour la rendre plus sexy aux yeux d’une opinion désabusée. L’offre de soins étant ce qu’elle est, c’est-à-dire loin de répondre au « confort » auquel aspire tout client potentiel que ce soit du côté des établissements publics et/où privés. Nul besoin de rappeler que l’actuel ministre de la Santé a tout intérêt à réévaluer la situation pour changer la donne.

Ensuite, on n’ignore pas non plus, la dèche dans laquelle les régimes de retraite (en mal de réforme) sont confrontés. Avec les risques de faillite qui guettent, pour l’essentiel, les organismes en charge des pensions du public. L’espoir est que la réforme projetée ne soit programmée pour « nationaliser » les profits de la CIMR et « privatiser » les pertes. Et c’est peut-être pour empêcher une telle progression, suicidaire si elle se vérifierait sans pare-chocs dans le futur, que les vannes de la généralisation du régime des retraites ont été ouvertes pour toucher un max de clients aujourd’hui aux abonnés absents. Mais là aussi, il faut que le produit final soit « sexy » pour remporter l’adhésion de tous. Communiquera-t-on mieux sur ces deux chapitres qui résument à eux seuls une bonne partie des maux qui donnent les pires migraines à nos concitoyens ?

La question reste ouverte…

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.