A peine élu à la tête de la RASD, la Zambie lâche B. Ghali

A peine élu à la tête de la RASD, la Zambie lâche B. Ghali
Sans surprise aucune, Khatri Addouh, président du Conseil national sahraoui qui assurait l’intérim à la tête de la RASD, s’est retiré de la course au profit de Brahim Ghali, candidat adoubé par les services algériens. En effet, le front Polisario a élu à sa tête Brahim Ghali, ex-ministre de la Défense de la fantomatique RASD et ancien représentant à Madrid et Alger lors d’un congrès extraordinaire organisé samedi dernier dans le sud-ouest de l’Algérie, a annoncé l’agence APS. La succession de Mohamed Abdelaziz, décédé fin mai des suites d’un cancer, semble réglée comme du papier à musique par les soutiens du mouvement sécessioniste. Seul candidat en lice, B. Ghali a été élu secrétaire général du front Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD, proclamée par le Polisario) par près de 2.300 délégués réunis à Dakhla, un des camps de réfugiés sahraouis dans la région de Tindouf, a précisé l’agence de presse algérienne. En s’attardant sur le score à mettre à l’actif du nouvel homme fort du Polisario : 93,16% des voix ont été glanés par le candidat… unique ! Les marionettistes algériens savent choisir leurs hommes pour leur docilité. Ce qui n’a pas tardé à transparaître du discours enflammé nourri à l’occasion par B. Ghali. En lançant un appel pressant à l’ONU pour garantir le retour de la Minurso au complet dans les provinces sahariennes récupérées par le Maroc avec la restauration de leur mandat initial : l’organisation du référendum d’autodétermination. La fermeté avec laquelle B. Ghali a martelé ses orientations diplomatiques n’échappe pas aux observateurs qui y voient une vaine tentative de replacer le mouvement dans ses repères irrédentistes. En ignorant l’offre marocaine d’autonomie. Autant dire que le successeur de M. Abdelaziz entend perpétuer la démarche de son prédécesseur en jouant pleinement le rôle qui lui est imparti par une Algérie dangereusement bélliqueuse. Les manœuvres militaires auxquelles se livre l’Algérie, avec les séparatistes dans leur sillage, font partie intégrante d’un plan de déstabilisation de la région…
En tout cas, il est fort à propos que de rappeler que ce qui peut être interprêté comme un « succès démocratique » à l’actif du Polisario, comme le soulignent les thuréféraires du séparatisme, est amoindri diplomatiquement par un énième retrait de la reconnaissance de la RASD par des Etats africains. La Zambie ayant décidé de retirer sa reconnaissance et de geler tout lien diplomatique avec une entité fantôche. L’annonce a été faite depuis Rabat par Harry Kalaba, chef de la diplomatie zambienne, le samedu 9 juillet dernier. Tout un symbole, donc…

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