A Tifariti, le Polisario nargue l’ONU: Un «fait accompli» que le Maroc fustige…

A Tifariti, le Polisario nargue l’ONU: Un «fait accompli» que le Maroc fustige…

Malgré les appels pressants lancés par le SG de l’ONU à respecter le « statu quo » au Sahara, les séparatistes n’en font qu’à leur tête. En effet, c’est bien à Tifariti, localité sise dans la large « zone tampon » à l’est du Mur de défense établi par les FAR que le Polisario a organisé les festivités officielles marquant le 45e anniversaire de ce qu’il appelle « déclenchement de la lutte armée sahraouie ». Ibrahim Ghali n’aura pas dérogé à la règle en usant toujours de la même langue de bois en rappelant que «le Front Polisario, en tant que seul et unique représentant légitime du peuple sahraoui, est prêt à engager des négociations directes avec le Maroc en bonne foi et sans conditions préalables en vue de parachever le processus de décolonisation du Sahara occidental et assurer au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination et à l’indépendance». Rien que ça !

L’agence algérienne APS qui se prête au jeu des séparatistes n’aura pas manqué non plus de souligner que le chef des séparatistes appelle à « la nécessaire mise en œuvre de la dernière résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental et de la décision du 30e sommet de l’Union africaine (UA), appelant le gouvernement marocain «à faire prévaloir la raison et la logique et à faire montre d’une volonté politique courageuse pour respecter la légalité internationale en faveur d’une paix juste et durable au Maghreb». Tout en prenant soin, bien entendu, d’occulter le rôle de l’Algérie dans l’alimentation du séparatisme saharaoui et que c’est pour cette même raison que l’ONU l’invite à s’asseoir à la même table des négociations avec le Maroc, véritable ayant droit. Et en prenant fait et cause pour le leader du séparatisme qui tout en assurant que «le peuple sahraoui est un peuple pacifique qui honnit les guerres, l’extrémisme et le terrorisme », il est, dans le même temps, « attaché à ses droits légitimes énoncés dans les résolutions onusiennes (…) ces droits seront arrachés quels qu’en soient les sacrifices».

Du côté marocain, pareilles dérives délibérées du Polisario  à Tifariti, comme dans d’autres localités sises dans la zone tampon, constituent un viol du cessez-le-feu et représentent un « casus belli ».

On signalera qu’Abdallah Lahbib, promu ministre sahraoui de la Défensen a indiqué à ce propos que « la célébration des fêtes nationales sahraouies dans les territoires libérés », se veut «une consécration de l’exercice de la souveraineté de l’Etat du Sahara occidental sur ses territoires». Et d’ajouter, sans ciller, que les séparatistes sont présents dans « ces territoires depuis 1975 et non pas d’aujourd’hui, d’autant qu’une grande partie de ces territoires a été libérée dans les années soixante-dix du siècle dernier». La mystification bat son plein et est relayée par les médias algériens sans autre forme de procès. Y compris lorsqu’il est question de prodiguer des menaces à l’endroit du Maroc lorsque le même A. Lahbib réaffirme, non sans fanfaronnades, la disposition des séparatistes « à défendre ces territoires et à payer un lourd tribut pour recouvrer la souveraineté de l’Etat sahraoui sur l’ensemble de ses territoires». Dont act !

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