Abattage sans contrôle: Vous avez dit steak tartare ?

Sur les menus des meilleurs restaurants, le steak tartare sera absent sous nos latitudes.
La cause n’est pas à imputer ni aux habitudes culinaires qui « s’internationalisent » ni à une quelconque maîtrise de la préparation. Elle est plutôt à chercher du côté de la qualité de la viande rouge que l’on livre aux consommateurs.

Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter au dernier communiqué de l’Ordre national des vétérinaires.
Cette structure dont les conseils sont rarement écoutés du côté des responsables, nos politiques ont la fâcheuse tendance à minimiser tout, a exprimé son inquiétude vis-à-vis de la situation sanitaire des abattoirs et des tueries au niveau national.
L’ordre souligne qu’à l’exception des 8 abattoirs de viandes rouges agréés sur le plan sanitaire, par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa), la majorité des autres abattoirs ne disposent pas du minima requis en matière d’infrastructures, d’équipements, d’hygiène et de fonctionnement. Et du coup, elles en refusent l’accès aux vétérinaires pour y effectuer l’inspection sanitaire des viandes rouges conformément à la réglementation en vigueur.

Mais fait étonnant, l’ONV va plus loin dans ses inquiétudes.
Au regard de l’état sanitaire actuel de la majorité des établissements d’abattage des animaux de boucherie et la préparation de leurs viandes au niveau national, ledit ordre appuie la décision de l’Office relative à la suspension de l’inspection vétérinaire du contrôle sanitaire vétérinaire des viandes rouges dans ces installations jusqu’à leur mise à niveau sanitaire.
Autant dire que la balle est renvoyée directement à l’Onssa.
A charge pour l’institution de contrôle de sévir pour sauvegarder la santé des citoyens.

L’Onssa applaudi pour le sursaut de vitalité dont il a fait preuve dans la gestion de la menthe doit faire preuve de courage et prendre le taureau par les cornes histoire de faire plier les récalcitrants.
A moins que ses inspecteurs n’aient peur de tomber dans la gueule des requins qui pullulent parmi nous.

Alors, saignant où à point, le steak ?

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