Comme annoncé précédemment, le nouvel accord social a été scellé, jeudi soir à Rabat, entre gouvernement, centrales syndicales et patronat. La CDT n’a pas été de la cérémonie pour raison de boycott. En effet, du côté des syndicats, seules trois centrales, à savoir l’UMT, l’UGTM et l’UNTM (bras syndical du PJD) étaient de la fête.

La CDT a choisi la politique de la chaise vide pour protester contre le peu de cas fait par l’Exécutif de son cahier revendicatif. Lequel appelait à une révision à la baisse de l’impôt sur le revenu et une exonération totale des pensions des retraités de toutes les taxes dans le projet de loi de finances 2020. Tout en rappelant au gouvernement, comme c’est aussi le vœu exprimé par les autres centrales syndicales, l’obligation d’honorer ses engagements en suspens et remontant au 26 avril 2011 durant la période de validité du nouvel accord : de mai 2019 à janvier 2021.

Le nouvel accord tripartite qui a couronné plusieurs rounds de négociations assez ardues entre les divers partenaires sociaux prévoit une hausse générale des salaires des fonctionnaires des administrations publiques, des collectivités territoriales et des employés des institutions publiques à caractère administratif. Il s’agit d’une augmentation mensuelle de 500 Dh net pour les échelles 6, 7, 8, 9 et pour les échelons de 1 à 5 de l’échelle 10. Une revalorisation saucissonnée puisqu’elle s’étalera jusqu’à janvier 2021 à raison de 200 Dh à partir du 1er mai 2019, 200 Dh en janvier 2020, et le reliquat une année après.

Ledit accord prévoit également une hausse de 10% du SMIG sur deux ans, 5% à partir de juillet 2019 et 5% en juillet 2020. Cette augmentation concerne les salariés des secteurs de l’industrie, du commerce et des services dans le secteur privé ainsi que dans le secteur agricole. Pour les allocations familiales, une augmentation de 100 Dh est prévue pour chaque enfant dans la limite de trois enfants. Hausse versée à partir du 1er juillet 2019 pour les employés des secteurs public et privé.

D’autres syndicats jugés moins représentatifs et donc exclus d’office du dialogue social (une initiative qui gagnerait à être intégrative) ne sont pas contents de cet épilogue. Pour le faire savoir, elles ont décidé de boycotter le 1er mai.

Saad Eddine El Othmani  aura-t-il le succès modeste au regard des résultats obtenus ? Quoi qu’il en soit, en terme de pax sociale, nul besoin de surcharger le chef de l’Exécutif plus qu’il ne faut lui qui a déjà sur les bras un drame qui perdure dans le secteur de l’Enseignement, avec les grèves des enseignants dits «contractuels ». Outre un autre, plus grave encore, qui affecte le personnel de la Santé (médecins et infirmiers).

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