Agents chimiques dans l’assiette des Marocains: La politique mentholée de l’ONSSA
Agents chimiques dans l’assiette des Marocains: La politique mentholée de l’ONSSA

Nul consommateur marocain ne serait tenté de remettre en cause l’action préventive à laquelle se livrent les contrôleurs de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA).
Même si bien des opérateurs économiques trouvent que l’approche dudit Office est souvent tatillonne et, plus généralement, moins encline à fluidifier les processus de contrôle… Mais passons, tel n’est pas notre propos.

Ce qui vaut l’attention de l’opinion accordée à l’action de l’ONSSA s’explique à l’aune de l’intérêt subit accordé à la menthe vendue localement.
Une menthe gorgée de pesticides et donc nécessitant saisie et destruction.
Jusque là, le processus est normal et on ne saurait qu’applaudir la réaction de l’Etablissement.

Surtout que l’Office s’est allié aux autorités locales compétentes pour aller plus loin que le retrait de la marchandise frelatée en supervisant la destruction des champs où cette spéculation, hautement toxique, a été programmée.
L’affaire est donc grave, assez grave pour aller jusqu’au bout.Et c’est tant mieux si le souci de la santé des consommateurs devient de la sorte une constante dans la démarche de l’Office.

Mais faut-il pour autant se contenter de cette action bien locale en ne faisant rien à une échelle disant bien mondiale ?
Cela mérite explication autour d’un verre de thé…Car c’est de cette denrée là qu’il s’agit.

La lumière devra être jetée sur cette activité de trading où paraît-il les importateurs importent en vrac le quart de la production chinoise de thé vert pour le conditionner et l’écouler localement.
Et le hic, diriez-vous, dans tout cela ?
L’affaire est simple : le thé vert importé est lui aussi gorgé de substances chimiques dangereuses pour la santé des consommateurs.
Verra-t-on clair dans ce dossier qui, on ne l’ignore pas, implique de grandes fortunes du pays ?
La question reste posée. A moins que l’ONSSA juge qu’il ne s’agit pas là de sa tasse de thé…

En attendant, revenons sur le dossier de la menthe qui a fait couler beaucoup de d’encre et de salive pour soulever une question simple : qu’a-t-on fait pour les ouvriers agricoles qui agitent les brassées de cette herbe fine à longueur de journées ?
Car on imagine que les pauvres hères triment sans gants, ni masques de protection contre les produits hautement toxiques utilisés pour faire doper la production.
La balle est dans le camp de l’ONSSA.

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