Al-Jolani bat le rappel des « djihadistes » : La conquête d’Idlib est-elle bien partie pour Damas ?
Al-Jolani bat le rappel des « djihadistes » : La conquête d’Idlib est-elle bien partie pour Damas ?

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Le chef de l’organisation djihadiste Hayat Tahrir Al-Cham (HTS – Organisation de libération du Levant), ex-branche syrienne d’Al-Qaida, a lancé dans une vidéo diffusée dimanche 12 mai un appel à « prendre les armes » pour défendre le bastion d’Idlib, dans le nord du pays, dans lequel un conglomérat de djihadistes s’active. « Nous appelons quiconque est capable de prendre les armes (…) à partir pour le champ de bataille », déclare dans une vidéo le sinistre Abou Mohammad Al-Jolani.

Cet appel à la mobilisation générale n’est pas fortuit. Il traduit la peur des djihadistes de se voir livrés par leurs protecteurs mains et pieds liés aux forces armées syriennes qui, depuis fin avril, ont intensifié leurs bombardements du sud de la province d’Idlib, contrôlée par HTS. Autant dire que l’accord âprement négocié en septembre entre la Turquie, qui soutient les rebelles, et la Russie pour faire d’Idlib une « zone tampon », ne tient plus. Cette intensification de l’offensive signifie « la mort de tous les accords antérieurs » et montre qu’« on ne peut faire confiance qu’aux djihadistes et à la force militaire », a tonné Al-Jolani.

L’accord sur Idlib, où vivent quelque trois millions de personnes, n’a jamais été véritablement respecté. Les djihadistes ont toujours refusé de se retirer de la « zone tampon » et les éléments de HTS ont même réussi à désarmer les autres composantes de la galaxie djihadiste qui dominait la région. Ces dernières semaines, Damas et son allié russe ont abondamment bombardé le sud de la province et repris le contrôle de plusieurs villes. Damas et Moscou accusent les djihadistes de prendre pour cible la principale base aérienne russe de Hmeimim, à l’ouest d’Idlib.

Mais aussi de maintenir sous le feu les villes d’Alep et de Hama où plusieurs syriens ont essuyé les tirs de roquettes meurtrières. Le 12 mai dernier, au moins cinq civils, dont quatre enfants, ont été tués à la suite de tirs de missiles menés par des terroristes sur la localité de Sqalbieh, située dans la province syrienne de Hama (nord-ouest), informe l’agence SANA.

Ces tirs, précise la même source, ont été effectués depuis des villages du nord des provinces de Hama et d’Idleb, ont en outre blessé six enfants et détruit plusieurs habitations. Cette attaque intervient alors que plusieurs villages de la province de Hama, contrôlés par des groupes terroristes, ont été repris à la faveur d’une offensive de l’armée arabe syrienne appuyée par l’armée russe.

Néanmoins, certaines poches demeurent encore sous la coupe du groupe terroriste HTS, branche syrienne d’al-Qaïda. Selon les médias locaux, l’armée syrienne a réussi à libérer ce 11 mai les deux villages d’Al-Arimah et Midan Ghazal, qui se trouvent au sud du gouvernorat d’Idlib. «L’armée syrienne a traversé la frontière administrative du gouvernorat d’Idlib et établit son contrôle sur les villages de Al-Arimah et Midan Ghazal après des confrontations avec des terroristes du Front al-Nosra», souligne-t-on.

Début mai, le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie s’inquiétait de regroupements de bandes armées djihadistes s’agrégeant autour d’HTS, dans les environs des localités d’al-Lataminah et Kafr Zita, au nord-ouest de Hama. Sana citait quant à elle une source militaire expliquant que les groupes terroristes armés et installés dans la province d’Idleb et ses environs préparaient une offensive contre les positions de l’armée dans les campagnes autour de Hama et de Lattaquié.

Selon les Nations unies, cette offensive a fait environ 180 000 déplacés entre le 29 avril et le 9 mai. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres, a fait état d’environ 120 morts. HTS, anciennement connu sous le nom de Front Al-Nosra, a rompu en 2016 avec Al-Qaida à qui il avait prêté allégeance en 2013. Le groupe djihadiste compterait quelque 30 000 hommes, selon l’OSDH.

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