Les Algériens sont impatients de voir les vestiges du « système » en déliquescence quitter la scène pour assurer l’avènement de la 2ème République débarrassée des clans qui ne vivent que de la rente et plus inclusive.

Les appels aux manifestations n’ont pas faibli. Et c’est à l’aune de l’importance de celle de ce vendredi que l’on verra jusqu’où ira le système qui, sous la pression, sacrifie les siens les uns après les autres.

Aujourd’hui, les deux têtes brûlées que la rue réclame ne sont autres que les 2 autres « B » ; Abdelkader Bensalah, chef de l’Etat par intérim, et le Premier ministre Noureddine Bedoui. Mais il faut croire que les sécuritaires n’entendent pas rester les bras ballants.

Malgré les remontrances essuyées de la part du puissant Général Gaid Saleh qui fait la tournée des popotes tout en menaçant les uns de poursuites pour « complot » et en haranguant ses troupes face aux dangers extérieurs que représentent des puissances étrangères (non nommées) qui veulent redessiner la carte du monde au gré de leurs intérêts. Malgré les appels au calme du chef d’état-major, la police a chargé les étudiants à Alger, mercredi dernier.

Dans un communiqué publié sur la page Facebook du FFS, le parti socialiste a dénoncé avec force l’opération menée par les éléments de la Brigade de recherche et d’investigation de la police (BRI) à la faculté de droit d’Alger. « Nous dénonçons cette opération musclée qui vise à intimider et à traumatiser des étudiants. 

Les étudiants constituent le centre névralgique de la formidable mobilisation citoyenne qui fait trembler le pouvoir despotique algérien. La jeunesse algérienne en général et les étudiants en particulier ont subjugué le monde entier grâce à leur pacifisme et à leur sens élevé de maturité politique et d’innovation, » ajoute le communiqué.

Pour rappel, après avoir « débarqué » le Président Bouteflika, le remplacement de Tayeb Belaiz à la tête du Conseil constitutionnel pourrait être interprété comme une nouvelle concession à la rue algérienne. Reste à savoir si cette mesure, jugée comme demi-mesure de plus dans le jeu du « chat et de la souris » auquel se livrent les protagonistes, serait suffisante pour apaiser la contestation qui exige le départ de l’ensemble des acteurs du « système »

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