Alliance PPS-PJD : Les exigences des frères de Benkirane

Alliance PPS-PJD : Les exigences des frères de Benkirane
Les tractations entre partenaires de la nouvelle majorité sur laquelle table Abdelilah Benkirane pour composer une « dream team » en charge de piloter l’action gouvernementale sont loin d’être achevées. Si les prédispositions de l’Istiqlal et du MP sont connues quant à leur entrée dans le nouvel Exécutif, avec des variantes en terme d’exigences (portefeuilles stratégiques pour les uns et maroquins qui ne confinent pas à de la figuration pour les autres), il n’en reste pas moins que le patron du PJD cache à peine son courroux vis-à-vis du RNI qui se cherche une nouvelle figure de proue pour « négocier autrement » avec A. Benkirane pour continuer ou non l’expérience de la majorité sortante dont les ratés avaient défrayé la chronique politique. Au-delà du vote des instances du RNI en faveur de la participation au gouvernement ou pas, la formation qui sera dotée d’une nouvelle tête dès samedi compte aussi sur l’examen du programme gouvernemental à mettre en place et fait valoir la nécessaire cure à laquelle le chef du gouvernement nommé doit se soumettre, en abandonnant son lexique fleuri et sa propension à confondre les rôles de leader du parti et de patron de l’Exécutif. Autant exiger, pour ce dernier point, l’impossible à un Benkirane prompt à s’enflammer pour un oui ou pour un non. Dans les rangs du PJD, on ne cache pas une certaine satisfaction à voir le RNI expurgé de son ex-mentor que l’on soupçonne de « travailler aux ordres ». Le RNI doté d’une nouvelle tête, consensuelle et respectable, ne saurait qu’arranger l’œuvre d’un Benkirane qui ne semble pas convaincu d’une quelconque prédisposition de l’USFP à se joindre à la coalition… Sans conditions dures à avaler comme l’acceptation de la candidature de Habib El Malki pour la présidence de la Chambre des représentants qui serait encouragée par le… PAM !
Mais ce qui défraye la chronique est bel et bien l’alliance consommée entre le PJD et le PPS, réaffirmée par le leader des islamistes. C’est avec une certaine bienveillance qu’A. Benkirane entend rétribuer son « allié fidèle », statut gagné par l’ex-parti communiste tout en le privant du nombre de députés auxquels il aspirait avec le soutien agissant des militants du PJD. Mais l’intégration du PPS à la nouvelle équipe gouvernementale sera conditionnée par le PJD à la présentation de nouvelles têtes. Haj Nabil doit donc faire son deuil de l’expérience gouvernementale au même titre que les autres militants ayant déjà occupé des maroquins ministériels.

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