Amir Peretz au Maroc: Quand le vin est tiré…

Amir Peretz au Maroc: Quand le vin est tiré…

La Chambre des conseillers gère comme elle peut l’incident qui a émaillé sa chronique les 8 et 9 octobre courant. C’est-à-dire en vierge effarouchée qui n’a pas vu (ou voulu voire ?) qu’une délégation israélienne conduite par un illustre soldat sioniste, Amir Peretz qui plus est ex-ministre de la Défense, allait s’inviter dans son lit. Le résultat, on le connaît : des conseillers ont crée l’esclandre en dénonçant ce qui s’apparente à « une normalisation » en douce avec Israël. L’affaire est assez cocasse par les temps qui courent : en effet, nul n’ignore les récentes et multiples déclarations de Netanyahou, chef de file du gouvernement israélien qui bloque la relance du processus de paix : affirmant qu’une multitude de pays arabes dits « modérés » seraient disposés à reconnaître Israël. Sans autre forme de procès. Comme nul n’ignore, non plus, les atermoiements de l’administration US qui assure qu’elle donne une chance à la relance des négociations de paix avant d’avaliser le transfert de son ambassade à Al-Qods.

Nos politiques n’ignorent pas que le Maroc, en la personne de son Roi, préside aux destinées du Comité Al-Qods. Et que la diplomatie marocaine a reçu pour consignes d’œuvrer pour bloquer le rapprochement qui devait avoir lieu entre l’Afrique et Israël. Une action dans laquelle s’implique aujourd’hui l’OLP. Plus, on est encore loin de la période où le Royaume, croyant en la vertu du processus de Barcelone (relayé par celui d’Oslo), avait agrée l’ouverture d’un bureau de représentation d’Israël à Rabat. Mais l’euphorie fut de courte durée puisque les processus de paix, impliquant aussi les puissances méditerranéennes, se révélèrent vite mort-nés.

Voilà autant de repères qui devraient inspirer les conseillers de la nation qui, à leur décharge peut-être, ont voulu réaliser une « percée diplomatique » en accueillant at home les travaux de la conférence parlementaire sur la « Facilitation du commerce et des investissements dans la région méditerranéenne et en Afrique », avec le concours de l’Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais rien ne pardonne leur négligence sachant pertinemment que dans le tour de table, des Israéliens allaient figurer en « bonne place », avec un grand calibre pour représentant, l’ex-ministre de la Défense Amir Peretz. Déjà mis à mal au sein de sa formation, le Président de la 2ème chambre doit assumer pleinement ses responsabilités. Car toute faute peut être, par ailleurs, pardonnée. Mais de là à distribuer les mauvais points aux récalcitrants à toute forme de normalisation en les surtaxant de populisme, c’est autant dire que les rédacteurs du communiqué cherchent plutôt à noyer le poisson. Et pourtant, quand le vin est tiré, il faut bien le boire. Et jusqu’à la lie !

Ceci étant, il y a aussi de ces constances que chaque acteur politique se doit d’assimiler. Si le Maroc peut et veut assumer le rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestinien, cela ne saurait se faire « gratis », et sans égard pour les garanties idoines, en phase avec le sentiment populaire et avec les attentes du peuple palestinien meurtri par tant d’injustices. Amir Peretz, ce fils de Bejaad, le sait mieux que quiconque…

Après les épisodes de Tanjazz et du Festival du cinéma féminin de Salé, le feuilleton continue avec l’hôte de marque de Rabat que la police des frontières n’a pas vu venir.

De quoi demain sera-t-il fait ?

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