Amman presse les rebelles de négocier: Le drapeau syrien hissé à la frontière avec la Jordanie

Amman presse les rebelles de négocier: Le drapeau syrien hissé à la frontière avec la Jordanie

L’armée syrienne a rétabli son contrôle sur un tronçon de près de six kilomètres de la frontière avec la Jordanie. En outre, des combats contre le Front al-Nosra se poursuivent dans l’est du gouvernorat de Deraa soumis à un déluge de feu depuis la veille.

L’effort militaire se concentre sur la ville de Sayda, un des principaux fiefs de cette organisation terroriste dans l’est du gouvernorat.

A la frontière avec la Jordanie, du matériel militaire et l’infanterie avaient été déployés par les troupes frontalières de la limite du gouvernorat de Soueïda jusqu’à l’agglomération d’Al-Soummakiat, dans le sud du pays. Les rebelles ont laissé aux forces syriennes une large bande frontalière d’environ 275 km2, a précisé son directeur Rami Abdel Rahmane. Mais le principal poste-frontière de Nassib est toujours entre leurs mains, a-t-il dit. Plus de 30 localités de la province de Deraa sont passées sous contrôle du régime en vertu de ces accords, outre celles reprises par la force, permettant à ce dernier d’avoir la main sur plus de 60% de la province.

Les rebelles du sud syrien ont annoncé leur retour à des négociations avec la Russie, qui s’est opposée à l’adoption par le Conseil de sécurité d’une déclaration sur la situation humanitaire locale. Acculés, les rebelles n’ont ainsi eu d’autre choix que de reprendre des négociations entamées la semaine dernière et dont ils avaient annoncé l’échec mercredi.
«Les pourparlers vont reprendre», a déclaré à l’AFP un porte-parole des rebelles, Hussein Abazeed, qui a expliqué qu’aucune date n’avait été fixée mais qu’une réunion aurait probablement lieu vendredi. «Nous nous sommes mis d’accord sur une cessation des hostilités immédiate pour avoir un nouveau round de négociations. Nous demandons de réelles garanties et le parrainage de l’ONU», a indiqué de son côté le commandement rebelle, dans un communiqué. L’OSDH a affirmé que les raids aériens s’étaient arrêtés.
Selon un correspondant de l’AFP qui se trouvait à l’entrée de la ville de Deraa, le pilonnage de jeudi a été le plus violent depuis le début le 19 juin de l’assaut syrien pour reprendre la totalité de la province, qui borde la Jordanie et le plateau du Golan en majeure partie occupé par Israël.

À l’ONU, la Russie s’est opposée jeudi à l’adoption par le Conseil de sécurité d’une déclaration sur la situation dans le sud de la Syrie, après une réunion d’urgence. Un diplomate, sous couvert d’anonymat, a indiqué que tout avait été essayé pour que Moscou accepte une déclaration centrée sur l’aide humanitaire, mais en vain. Les Russes «sont sur leur offensive», a-t-il dit.

Dans un communiqué, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a affirmé que «750 000 vies étaient en danger» dans le sud-ouest syrien où le nombre de personnes déplacées atteint «325 000». Des déplacés ont trouvé refuge près de la frontière jordanienne et de la ligne de cessez-le-feu avec Israël sur le Golan, où ils vivent dans un dénuement total. Mais ni la Jordanie ni Israël ne veut les accueillir.

Le Conseil norvégien pour les réfugies (NRC) a pressé jeudi la Jordanie d’«ouvrir ses frontières» aux déplacés et réclamé que la communauté internationale apporte son aide à ce pays pour qu’il puisse faire face à cette «crise humanitaire».

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