Anouar Zyne jette l’éponge : Coup dur pour l’UC

Anouar Zyne jette l’éponge : Coup dur pour l’UC
« En politique, l’homme qui parle est l’ennemi naturel de celui qui écoute », disait l’écrivain et poète français Robert Sabatier. Apparemment, c’est le cas du secrétaire général de l’organisation de la jeunesse constitutionnelle (OJC), Anouar Zine. Ce dernier vient de démissionner de l’Union constitutionnelle. Inattendu, ce retrait non pas uniquement de l’UC, mais de la vie partisane, qui intervient à l’orée des élections, a été motivé, selon lui, par des « divergences infranchissables sur le projet de rénovation du parti », mais surtout « surtout « au rythme et à la vitesse » de cette mue qu’il a tant défendue.
Réfutant les assertions selon lesquelles « il n’a pas accepté d’être écarté de la liste nationale des jeunes », A.Zyne nous a confiés qu’il ne s’est jamais porté candidat. « Je n’ai pas déposé ma candidature et je n’avais pas cette intention. Personne n’a cherché à m’écarter », a tranché le SG de l’OJC. Ne voulant pas nuire à l’image de son parti en pleine campagne électorale, Anouar Zyne a refusé de donner plus de détails sur sa décision. Et pourtant, celle-ci demeure aussi étonnante qu’inattendue puisque moins de deux heures avant la déposition de sa démission, il était en train d’expliquer les tenants et aboutissants de la vision de son parti. Un programme, dont il était l’un des rédacteurs et qui lui tient à cœur. « Il n’y a pas que le programme qui lui tient à cœur, mais toute la formation politique » affirme une source proche de lui. « A. Zyne n’a pas accepté de voir son parti incapable d’assumer ses positions », confie une source interne de l’UC. A titre d’exemple Zyne était l’un des initiateurs pour ne pas dire l’initiateur de « la Conférence nationale sur les libertés individuelles », mais le parti ne veut pas prendre des positions par rapport « aux relations entre adultes » interdites par le code pénal au risque de choquer la société et de perdre des voix ». Cette source très proche du SG de l’OJC affirme que « pour Anouar, les élections, c’est le moment de vérité » et que le parti devait « se battre pour ses valeurs et défendre bec et ongles ses positions ». Autre point de divergence entre ce « squatteur des matinales des radios », comme préfèrent l’appeler ses amis les plus proches, et la direction du parti est le « choix des candidats ». Apparemment, Zyne défendait la présence de plus de femmes et de jeunes et la direction voulant s’assurer des sièges au Parlement a préféré les anciens élus et les notables ». « Zyne a donc essayé de jouer juste sur un instrument désaccordé », regrette une autre source.
Quoiqu’on en dise ici et là, une chose est sûre : Zyne à l’UC dans le sang. Il suffit de le voir une heure avant la déclaration officielle de sa démission sur les réseaux sociaux (« J’ai mis fin aujourd’hui à dix ans d’engagement partisan, et merci »), en train de nous expliquer comment son parti compte mettre en place « la transition de l’IR à la source (collecté mensuellement par les entreprises) vers un IR déclaré (par les salariés) à N+1 et collecté à N+2 » et comment cette mesure pourrait soutenir le pouvoir d’achat et ainsi réanimer l’économie », pour en être convaincu. Cependant, cela ne va pas le pousser à revenir sur sa décision. « Tout le monde m’appelle pour que je me rétracte, mais ma décision reste définitive et prend effet à partir d’aujourd’hui », nous a-t-il assuré.
Quoiqu’il en soit, le parti dirigé par Mohamed Sajid vient d’encaisser un coup dur puisqu’il s’agit d’un des plus beaux visages de cette formation pour ne pas dire le plus beau. En effet, cet ancien journaliste qui associe gentillesse et simplicité avec un discours affûté comblait le manque de visibilité de son parti en donnant l’image d’un parti moderne et ouvert sur les jeunes.

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