Attentat kamikaze à Tunis: Le bilan s’alourdit

Attentat kamikaze à Tunis Le bilan s’alourdit
Attentat kamikaze à Tunis Le bilan s’alourdit

Une femme kamikaze, une première en Tunisie, est morte lundi 29 octobre après avoir visé une patrouille de police au cœur de Tunis. Quinze policiers et cinq civils ont été blessés (dont deux enfants) dans un acte qui vient rappeler au pays la réalité de la menace terroriste. Une réalité qui fait réagir Beji Caid Essebssi depuis Berlin en s’alarmant sur cette tragédie, reconnaissant un raté dans la lutte antiterroriste. « Nous avions cru avoir éradiqué le terrorisme, a déclaré Beji Caïd Essebsi, mais, a-t-il ajouté, ce terrorisme est toujours présent au cœur de la capitale. »

Ce premier attentat sur la très symbolique avenue Bourguiba, artère principale de la capitale quadrillée par les forces policières, interpelle en effet.

Depuis 2015, année des attentats meurtriers de Sousse, du Bardo et de Tunis, qui ont fait plus de 70 morts, le pays pensait en avoir fini avec les attentats. Certes en juillet, six membres de la garde nationale sont morts lors d’une embuscade près de la frontière algérienne, mais les autorités qui maintiennent l’état d’urgence depuis 2015 semblaient assurer la sécurité dans les agglomérations, en particulier Tunis.

Cet attentat suicide dans la capitale rappelle l’attaque revendiquée par les djihadistes de l’Etat islamique en novembre 2015 quand un kamikaze a tué douze membres de la garde présidentielle, sur l’avenue Mohamed V, à quelques centaines de mètres du lieu de la nouvelle attaque. A un an des scrutins présidentiel et législatif, la Tunisie, dont plusieurs milliers de ses ressortissants sont allés combattre dans les rangs de Daech, doit donc composer avec une menace terroriste effective prête à agir jusqu’au cœur de la capitale.

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