Chronique: Faut-il y croire?
Chronique: Faut-il y croire?

Alors que la saison des festivals bat son plein depuis plusieurs semaines, un drame indicible se joue pour mezzo voce à Casablanca.
Dans la capitale économique du pays, celle qui capte un max de recettes fiscales, il n’y a pas que les usines qui vibrent de toutes leurs machines.
Il y a surtout un brin d’âme culturelle que d’aucuns feignent d’ignorer: le conservatoire de musique en l’occurrence.
Un lieu qui, à défaut d’être mythique, a vu défiler quand même un nombre incalculable de jeunes artistes dont la réussite est ce qu’elle est…

Pourtant, derrière la façade décrépie de ce haut lieu de la culture musicale, des drames humains s’y jouent au vu et au su de tous.
Sans pour autant que la commune urbaine ne cherche à en limiter la portée.
C’est à croire que les responsables attitrés de la misère qu’endurent les enseignants dudit conservatoire n’ont pas d’oreille pour les complaintes de ces maestro qui sombrent dans l’oubli.

Est-il normal qu’une telle institution ne dispose pas du budget nécessaire pour assurer le paiement des salaires des enseignants ?
L’affaire est grave lorsqu’on sait que le dossier affecte pas moins de 278 enseignants, c’est-à-dire autant de familles.
Voilà sept mois que ce corps est privé de ses droits !

Pourquoi s’acharne-t-on à tourner le dos à cette catégorie de fonctionnaires, dont certains jouissent d’une ancienneté de 30 ans, alors qu’ils ne revendiquent que leur du, un pécule juste capable de les maintenir la tête hors de l’eau ?
Y a-t-il un pilote à la mairie qui gère, par sociétés de gestion déléguées, les affaires courantes de la métropole casablancaise ?
On est en droit de douter… Même si on risque de nous rétorquer que le périmètre culturel est encore loin d’avoir fait le plein de compétences à même de générer ce petit plus qui fait défaut à une ville monstre et hideuse dans sa propension à singer Bombay.

Et si on lançait une pétition appelant à geler les salaires des préposés à la gestion de la chose culturelle au niveau de la commune casablancaise…
Tout le monde sait ce qu’il en coûte dans les opérations hashtag.
Autant dire qu’il faut bien se résoudre à secouer le cocotier pour y voir plus clair.
Les Casablancais méritent mieux que ce qu’on leur réserve du côté municipal et wilayal. Excédés, ils peuvent réagir par des opérations coup de poing. Et le gel des salaires des enseignants du conservatoire pourrait servir d’aiguillon.
Qui vivra verra…

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