B. Gantz jette l’éponge L’entité israélienne en crise politique
B. Gantz jette l’éponge L’entité israélienne en crise politique

Le rival du Premier ministre Benyamin Netanyahu, Benny Gantz, a annoncé mercredi 20 novembre au président de l’entité sioniste être dans l’incapacité de former un gouvernement d’union. Ouvrant la voie à de nouvelles élections législatives.

La situation est inédite dans l’Etat d’occupation israélien: les candidats à la formation d’un gouvernement reconnaissent leur échec, et pour la première fois, c’est le Parlement qui va être chargé de trouver un député à même de recevoir le soutien de la majorité absolue. Et le tout en trois semaines.

Mercredi, B. Gantz dit avoir soulevé « chaque pierre » pour tenter de former un gouvernement d’union nationale après l’échec de B. Netanyahu.
Sans succès. Alors que la loi lui donnait jusqu’à 23h59 pour y parvenir, il a finalement jeté l’éponge.
« Le chef du parti Bleu-blanc Benny Gantz a parlé avec le président Reuven Rivlin pour lui dire qu’il était incapable de former un gouvernement », a indiqué sa formation politique.

Les élections législatives de septembre n’avaient pas réussi à départager clairement le Premier ministre sortant B. Netanyahu et l’ancien chef d’état-major de l’armée B. Gantz. Aucun n’avait les appuis nécessaires, avec leurs alliés respectifs, pour revendiquer une majorité parlementaire.

Le président Rivlin avait d’abord mandaté B. Netanyahu, au pouvoir depuis 2009, pour former un gouvernement. Mais, à la tête d’un bloc de droite et religieux comptant 54 députés, ce dernier n’était pas parvenu à rallier suffisamment de voix pour atteindre le seuil de majorité à la Knesset (61).
Rivlin s’était donc tourné vers B. Gantz, confronté à une mission que certains jugeaient impossible.
Ce dernier n’a réussi à convaincre ni Avigdor Lieberman – chef d’un parti non aligné, Israel Beitenou – de le rejoindre dans une coalition, ni B. Netanyahu de partager le pouvoir dans un système de rotation.
« Je me suis heurté à un mur composé des perdants (des élections), qui ont tout fait pour empêcher les citoyens israéliens de bénéficier d’un gouvernement sous ma direction », a déclaré le chef de file du parti Bleu-blanc lors d’une conférence de presse à Tel-Aviv.

« Netanyahu a privilégié ses intérêts personnels (…) et doit se rappeler que nous sommes encore en démocratie et que la majorité du peuple a voté pour une politique différente de la sienne », a-t-il ajouté.
« Le peuple ne peut pas être otage d’une minorité extrémiste », a encore fait valoir l’ex-militaire, qui cherchait à former un gouvernement d’union « libérale ».

Devant l’impasse, le président peut donc désormais donner trois semaines aux députés pour lui proposer des noms d’élus susceptibles de réussir là où les deux grands chefs de parti ont échoué.
Deux éléments dans le proche avenir doivent être pris en compte: la situation sécuritaire qui se dégrade, notamment à la frontière nord et avec l’Iran, et la possible mise en examen de B. Netanyahu.
Si le Premier ministre sortant était mis en examen dans des affaires de corruption, cela débloquerait d’un coup la crise politique en Israël. Or, la décision du procureur général israélien sur ce dossier serait imminente. Mais si aucune personnalité politique ne parvenait à s’imposer à la tête du gouvernement, à terme, alors le pays retournera aux urnes pour la troisième fois en moins d’un an.

En cas d’échec de cette ultime tentative le 11 décembre prochain, la Knesset va en effet se dissoudre de manière automatique. Et des élections seront programmées 90 jours plus tard, au mois de mars par conséquent.

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