B. Netanyahu jette l’éponge: La justice l’attend au tournant…
B. Netanyahu jette l’éponge: La justice l’attend au tournant…

« Le temps est venu pour agir », a estimé dans un communiqué le parti Bleu Blanc, lundi soir.
La formation de Benny Gantz a affirmé sa détermination « à former un gouvernement d’union libéral » ce qui signifie qu’il cherchera à limiter l’influence des partis religieux dans la formation d’un gouvernement de coalition.

Selon les analystes, En jetant l’éponge, Benyamin Netanyahu n’aura fait une fleur à l’ancien chef de l’armée Benny Gantz susceptible, lui aussi, d’échouer à former un gouvernement d’union.
Une perspective qui poussera le président Rivlin à demander à une majorité de députés de désigner un candidat.
Il a dit à plusieurs reprises qu’il ferait tout son possible pour éviter d’autres élections – qui seraient les troisièmes depuis avril – mais la poursuite de l’impasse politique pourrait les rendre inévitables.
Le président Rivlin avait mandaté B. Netanyahou, qui cherche à prolonger son règne, déjà le plus long de l’histoire d’Israël, pour tenter de rallier B. Gantz dans un gouvernement d’union mais les pourparlers n’ont pas abouti.

Lors des négociations des dernières semaines, le Likoud (parti de B. Nétanyahou) a tenté de faire accepter par les centristes de Bleu-Blanc un compromis, élaboré par le président Rivlin, selon lequel Nétanyahou et Gantz occuperaient le poste de chef de gouvernement à tour de rôle.
Cette proposition prévoyait que B. Nétanyahou soit le premier à occuper la fonction de premier ministre, mais soit remplacé, dès sa probable inculpation pour corruption d’ici la fin de l’année, par B. Gantz.
Mais ce dernier a estimé qu’ayant obtenu le plus grand nombre de sièges le 17 septembre – 33 à Bleu-Blanc contre 32 au Likoud – il devait être le premier à occuper le poste de chef du gouvernement.
Il a aussi affirmé à plusieurs reprises que son parti ne siégerait pas dans un gouvernement dirigé par un premier ministre sous le coup d’une inculpation pour corruption.

B. Nétanyahou, de son côté, a également compliqué les discussions en promettant qu’il n’abandonnerait pas les petits partis religieux de droite qui l’avaient soutenu au Parlement, affirmant qu’il représentait l’ensemble du bloc de droite, fort de 55 députés, dans les négociations.
B. Gantz a estimé cette condition inacceptable, car elle le reléguerait à un rôle de partenaire secondaire d’un gouvernement Netanyahou.

Mercredi, B. Netanyahou a de nouveau publié un flux continu de vidéos en ligne, affirmant que les accusations de corruption, d’abus de confiance et de fraude qui pèsent sur lui finiraient par « s’écrouler ». Le procureur Mandelblit ne les a pas vues.
Ce magistrat, qui jeûnait à l’occasion de la fête religieuse de Guedalia, entendait pendant ce temps, durant onze heures, les arguments d’une dizaine d’avocats dépêchés par le premier ministre, dans un sous-sol sans fenêtres ni réseau cellulaire du ministère de la justice, rue Saladin à Jérusalem.

Ces audiences, prévues jusqu’à lundi, pourraient encore se prolonger.
« Les avocats de Nétanyahou tentent de démontrer que les preuves sont fragiles, et qu’elles ne permettront pas à M. Mandelblit d’obtenir une condamnation. Mais il est désormais clair qu’il incline à soumettre des charges criminelles contre “Bibi”» d’ici à la fin décembre, estime le juriste Gad Barzilai, vice-recteur de l’université d’Haïfa, à l’unisson de la plupart des experts.

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