Le Groupe de la Banque africaine de développement  a accueilli, les 28 et 29 mars 2019 à Abidjan, onze organisations paires pour la table ronde annuelle des banques multilatérales de développement (BMD) sur les fonds fiduciaires et le cofinancement. Cette table ronde a pour objectifs d’améliorer l’analyse comparative des institutions de financement du développement (IFD), de sensibiliser aux nouvelles approches novatrices en matière de mobilisation des ressources et aux nouveaux outils de coopération – outre partager une expertise institutionnelle et les meilleures pratiques.

In fine, il s’agit de partager les méthodes les plus efficaces pour mobiliser des ressources et, partant, ainsi remplir les objectifs de développement durable (ODD).  Cette année, la table ronde a permis de faire le point sur les réformes institutionnelles en cours concernant les fonds fiduciaires et le cadre de cofinancement à l’œuvre dans chacune des banques multilatérales de développement. L’occasion de noter une plus grande décentralisation des fonctions relatives aux partenariats et aux relations avec les donateurs et de présenter des solutions à certains problèmes que de telles réformes peuvent soulever. Autres sujets discutés lors de la table-ronde : le rôle des pays en développement dans la création et la gestion des fonds fiduciaires et les meilleures pratiques en matière de rapports aux donateurs ; ainsi que les financements mixtes et les enseignements tirés de la mise en œuvre de projets financés par la Commission européenne, étant donnée l’influence croissante de celle-ci sur les flux de ressources concessionnelles, bien qu’elle ne figure pas aux conseils d’administration de la plupart des BMD. Directeur chargé des fonds fiduciaires et des relations avec les partenaires à la Banque mondiale, Dirk Reinermann a animé une session dédiée à l’essor des fonds d’intermédiaires financiers – la Banque mondiale en gère actuellement plus de 25. L’équipe de la Banque africaine de développement a présenté un certain nombre d’études de cas au cours d’une session portant sur les outils de « de-risking » pour canaliser les investissements du secteur privé vers les pays à faible revenu, en soulignant le travail de la Facilité de rehaussement de crédit en faveur du secteur privé, ainsi que son travail d’optimisation de bilan, qui a permis de dégager une marge de manœuvre pour de nouveaux investissements dans les États fragiles. Les discussions ont soulevé la notion du « moins, c’est plus », au vu de la «bilatéralisation croissante du multilatéralisme », selon les mots d’un participant. La plupart des BMD ayant pour but d’étendre les fonds existants plutôt que de multiplier le nombre de véhicules – même si, dans la pratique, cela reste un défi. Un constat a fait consensus : la table ronde offre une plateforme des plus utiles pour exposer des principes communs en matière de communication avec les donateurs, d’établissement de rapports et de gestion de fonds fiduciaires. Au côté de la Banque africaine de développement, étaient représentés cette année à la table ronde des banques multilatérales de développement, la Banque mondiale, la Société financière internationale, la Banque européenne de reconstruction et de développement, la Banque asiatique de développement, la Banque interaméricaine de développement, la Banque islamique de développement, le Fonds international du développement agricole, la Banque de développement du Conseil de l’Europe, la Banque européenne d’investissement et le Fonds monétaire international. Ainsi que la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures et la Nouvelle banque de développement.

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