Blanc seing US pour l’occupation israélienne: Qui « contrôle » quoi ?

Blanc seing US pour l’occupation israélienne: Qui « contrôle » quoi ?
Blanc seing US pour l’occupation israélienne: Qui « contrôle » quoi ?

La nouvelle administration US qui entend « vendre » son « Deal du Siècle » aux Arabes ne s’embarrasse guère du moindre scrupule pour recycler ses « desiderata ». En témoigne le rapport du département d’État américain qui ne ne fait pas référence à la Cisjordanie, la bande de Gaza et au plateau du Golan comme étant « occupés. »

Pour la première fois, l’administration Trump a fait référence au plateau du Golan comme étant « contrôlé par Israël » et ne mentionne plus de Cisjordanie « occupée » dans son rapport sur les droits humains dans le monde publié mercredi dernier.

« La décision américaine d’abandonner l’adjectif « occupé » dans [sa référence aux] territoires palestiniens et au Golan représente la continuation de l’approche de l’administration, qui se montre hostile au peuple palestinien et en violation des résolutions de légitimation internationale, » a ainsi déclaré Nabil Abu Rudeineh dans des commentaires publiés par le site d’information officiel de l’Autorité palestinienne, Wafa.

Le rapport de l’année précédente avait déjà marqué une rupture, le titre d’une rubrique ne qualifiant plus la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan d’ « occupés ». Cette année, le rapport va plus loin et ne mentionne plus le terme « occupés »  pour qualifier les trois régions sauf pour relayer des propos d’organisations tierces, telles que l’ONG pacifiste israélienne Breaking the Silence et les Nations unies.

Abu Rudeineh, qui officie également en tant que vice-Premier ministre de l’Autorité palestinienne a ajouté que la terminologie américaine « ne changera pas la réalité que les territoires palestiniens occupés depuis 1967 et le Golan arabe sont des territoires sous occupation israélienne conformément aux Nations unies et au droit international. »

La majorité de la communauté internationale considère la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan comme des territoires occupés. Israël avait saisi les territoires lors de la guerre des Six-Jours de 1967. L’État juif a abandonné toute présence permanente civile et militaire dans la bande de Gaza en 2005.

Alors que le pays a étendu le statut de résidents aux habitants druzes du plateau du Golan et aux Palestiniens de Jérusalem-Est, il ne l’a pas fait pour ceux de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. En Israël, cette nouvelle terminologie a été applaudie par des responsables de la droite. La vice-ministre des Affaires étrangères s’est ainsi félicitée de cette nouveauté attribuée aux efforts diplomatiques du Premier ministre. « Le fait que le terme ‘territoire occupé’ soit absent du document officiel du département d’État constitue une étape importante pour les relations diplomatiques d’Israël et l’avenir des implantations, » a-t-elle ainsi noté.

 

Depuis que D. Trump a reconnu Al-Qods comme capitale d’Israël en décembre 2017 et initié le transfert de son ambassade dans la ville sainte, les relations américano-palestiniennes se sont considérablement détériorées.

Plus tôt dans la semaine, en visite en Israël, le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham, un Républicain et allié du président, a émis le souhait, aux côtés de Netanyahu, que les États-Unis reconnaissent officiellement la souveraineté israélienne dans le plateau du Golan affirmant qu’il comptait « entamer des démarches pour reconnaître le Golan comme appartenant à l’État d’Israël, maintenant et pour toujours. »

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