Capacité balistiques de l’Iran: L’Occident a peur pour la vulnérabilité de ses satellites
Capacité balistiques de l’Iran: L’Occident a peur pour la vulnérabilité de ses satellites

On assiste à un bal des hypocrites face au développement des capacités balistiques de l’Iran. Les pays européens siégeant au Conseil de sécurité de l’ONU affirment que l’Iran développe des «missiles balistiques à capacité nucléaire», rejoignant en cela les alertes et autres menaces américano-israéliennes. Mais leur peur est grande de voir l’Iran capable de les aveugler et de les rendre sourds en ciblant leurs satellites.

L’Iran va-t-il à l’encontre de la résolution des Nations unies encadrant l’accord nucléaire avec Téhéran, votée en 2015 ? Pour Téhéran, tel ne semble pas être le cas. Surtout que pour des raisons éthiques, les Mollahs rechignent à doter leur pays d’armes nucléaires.
Par contre, les responsables iraniens qui ont réussi un bond en avant en matière de technologie militaire, et surtout en développant toute une panoplie de missiles longue portée de haute précision, n’entendent nullement brider leurs ambitions en la matière.
Et encore moins réduire la voilure de leur stratégie spatiale. Et c’est bien là où réside le nœud du problème.
Les puissances spatiales occidentales redoutent en effet que l’Iran ne puisse accéder dans l’avenir à la technologie de pointe qui lui permettrait, en cas de conflit, de rendre inutilisables leurs satellites militaires.
L’affaire est d’importance au regard de la dépendance de plus en plus grande des armées modernes des informations collectées par les satellites en orbite autour de la terre. Informations qui n’apportent pas uniquement l’aide à la décision, mais garantissent une supériorité militaire dans tout conflit armé.

L’enjeu est d’ampleur ! c’est la raison pour laquelle la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont interpellé le secrétaire général des Nations unies dans une lettre.
Pour eux, c’est sûr, l’Iran continue de développer son programme nucléaire.
Une décision « inconséquente », qui violerait la résolution votée par le Conseil de sécurité en 2015. Des affirmations qui s’opposent aux conclusions des diverses missions d’inspection que les agents de l’AIEA déjà menées.

Le document européen s’appuie sur des images diffusées sur les réseaux sociaux en avril dernier de missiles balistiques moyenne portée Shahab-3, qui peuvent être équipés de têtes nucléaires.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a immédiatement réagi sur Twitter et fustigé les pays européens, les accusant de propager un mensonge.

Pour lui, ces missiles sont totalement légaux parce qu’il ne s’agirait pas de missiles nucléaires.
Les Américains avaient décidé de quitter l’accord nucléaire iranien en mai 2018 l’estimant insatisfaisant. Ils n’ont pas encore réagi, mais l’administration Trump avait déjà évoqué les avancées de Téhéran sur le dossier.

Ils pourraient se prononcer dans deux semaines, lors d’une réunion programmée sur le dossier iranien.
L’an dernier, ils avaient pressé le Conseil de sécurité de bannir les missiles iraniens qui pourraient être convertis en armes nucléaires. Et de maintenir l’embargo qui doit prendre fin normalement en 2020.

Absolution totale pour Israël !

En face, rien n’inquiète les Occidentaux face aux prouesses militaires réalisées par l’armée israélienne. Laquelle vient d’annoncé avoir testé avec succès, vendredi 6 décembre, un nouveau système de propulsion de fusées.
Cet essai s’inscrit dans le programme de modernisation de la défense antimissile israélienne.
En juillet, Israël et les États-Unis ont testé le système de défense antimissile Arrow 3 en Alaska. Ce dernier est notamment capable d’intercepter des missiles hors de l’atmosphère.

Ce test survient alors que toute une série de pays évoquent la militarisation de l’espace.
À l’issue de leur sommet du 4 décembre à Londres, les dirigeants des pays membres de l’OTAN ont ainsi déclaré l’espace comme étant le nouveau front de leurs opérations militaires. Un front duquel l’Iran doit être exclu. Ce que les responsables iraniens rejettent arguant du fait qu’ils ne font que développer des armes à caractère défensif et non pas offensif. La guerre des ogives est ouverte…

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