Ces inégalités que dénonce le CESE: Les raisons de la colère…

Ces inégalités que dénonce le CESE: Les raisons de la colère…
Ces inégalités que dénonce le CESE: Les raisons de la colère…

Pauvreté, chômage des jeunes et inégalités sont autant de réalités socio-économiques de « moins en moins acceptés » au Maroc. Tel est le constant du Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans son rapport portant sur l’année 2017 qui explique la multiplicité des mouvements sociaux qui traversent le pays de part en part.

Avec les cristallisations qui ont défrayé la chronique à Al-Hoceima ou encore à Jerada… Selon le CESE, les inégalités économiques se révèlent plus inquiétantes au Maroc par rapport au niveau moyen enregistré dans les pays comparables. Ces écarts « se situent à un niveau supérieur à la moyenne des pays comparables », relève cette vénérable institution. Qui ajoute une couche en soulignant que pareil « constat est plus préoccupant lorsque les multiples dimensions des inégalités sont prises en considération, notamment, l’aspect social, l’aspect genre, les disparités territoriales,… ».

Si le Maroc a réalisé d’importantes avancées dans le domaine de la réduction de la pauvreté et du soutien social (Ramed, AMO, INDH, Tayssir, régionalisation avancée,…) faisant qu’entre 2001 et 2014, le taux de pauvreté monétaire a été divisé par trois, passant de 15,3% à 4,8%, il n’en reste pas moins que les inégalités sous différentes formes continuent « à peser significativement sur la cohésion sociale du pays », rappelle le CESE.  La preuve, « la proportion des personnes concernées par la pauvreté multidimensionnelle et/ou la vulnérabilité demeure élevée », ce qui renforce, par ailleurs, l’intolérance par rapport aux inégalités qui « devient de plus en plus élevée ». Une intolérance qui prend les formes de marches de protestations et autres sit-in contre les injustices. Aux yeux du Conseil, les citoyens sont « plus conscients de leurs droits et exprimant davantage leur insatisfaction, leurs besoins et leurs attentes ».

Pour conjurer le mauvais sort, le CESE recommande notamment le renforcement de la justice sociale, de la reddition des comptes, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et contre toutes les formes d’abus… Ce qui n’exclue en rien la nécessaire mise en œuvre d’une action en profondeur pour corriger les inégalités économiques, sociales et territoriales existantes. L’Exécutif doit en tirer les conclusions nécessaires…

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