Chasse ouverte aux exoplanètes : Tess au service de la Nasa

Chasse ouverte aux exoplanètes : Tess au service de la Nasa
Chasse ouverte aux exoplanètes : Tess au service de la Nasa

L’agence spatiale US Nasa table sur le nouveau satellite Tess (acronyme de Transiting exoplanet survey satellite), pour faire une bonne chasse aux exoplanètes. Lancé le 18 avril dernier, il est fin prêt depuis le milieu de l’été à les traquer via la méthode dite de transit (c’est-à-dire la baisse de luminosité créée lorsqu’elles passent devant leur étoile parent). Sur les 3.779 exoplanètes confirmées à ce jour, 78 % l’ont été par cette méthode.

Quelque 15.900 étoiles d’un petit coin du ciel austral ont d’ores et déjà été examinées toutes les deux minutes au cours de sa première tranche d’observation. L’équipe scientifique qui suit ses récoltes de données a épinglé pas moins de 73 objets considérés comme intéressants. Certes, un certain nombre d’entre eux sont probablement des faux positifs. Entre 5 et 20 %, estime George Ricker, le chercheur principal de la mission au MIT. Comme toujours, il faut croiser les informations et vérifier aussi bien avec Tess qu’avec des télescopes terrestres pour recouper les données. Toutefois, dans le lot figurent aussi quelques exoplanètes connues.

La mission de Tess vient tout juste de commencer. Elle devrait durer au minimum deux ans. À la différence de son prédécesseur Kepler, Tess va essentiellement se concentrer sur des étoiles (relativement) proches de nous, dans un rayon d’environ 300 années-lumière.

Au cours de ces deux premières années, les astronomes s’attendent tout de même à une prise de 10.000 planètes ! Ce serait deux fois supérieur à l’ensemble des exoplanètes candidates débusquées par Kepler depuis ses débuts en 2009. La plupart seront des géantes car elles sont plus faciles à remarquer. Mais dans le lot, tous les chasseurs d’exoplanètes espèrent mettre la main sur au moins 50 petites planètes, au maximum quatre fois plus grandes que la Terre. Des mondes rocheux et potentiellement habitables. Combien sont-ils ? Peut-être y en a-t-il déjà un ou deux parmi les 73 objets repérés. « Ce qui est passionnant avec Tess, c’est l’opportunité de rencontrer nos voisins, a déclaré à Nature Zachory Berta-Thompson, chercheur à l’université du Colorado. Ils pourraient se révéler être des planètes que nous étudierons pendant des décennies voire les siècles à venir. »

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