Classement Forbes: Les infortunes de nos fortunés

Classement Forbes: Les infortunes de nos fortunés
Une fois de plus, le très transparent classement Forbes des fortunées de ce monde a permis aux Marocains de voir leurs certitudes ancrées quant aux valeurs sûres du capital marocain. Il fut un temps où nos riches rasaient les murs en se faisant une raison de «vivre cachés pour vivre heureux ».
Trois noms sortent du lot au titre fort révélateur de milliardaires en dollars SVP ! Sur le haut du podium, trône, bien sûr, le très célèbre banquier de la place qui a une infinie adoration pour la consommation de tout ce qui est high-tech. L’homme d’affaires que l’on présente comme un opérateur avisé a une confiance aveugle en son robot.
Marchant sur ses 80 ans, on l’aura compris, c’est de l’homme augmenté qu’il rêve. Lui qui, assurent ceux qui veillent sur sa communication, ne fait confiance qu’à un cercle restreint de serviles prompts à lui lustrer les pompes. Mais le drame est que cette logique de proximité est reproduite à l’identique chez ses suiveurs de fortunés. On ne jettera pas la pierre au seul Othmane Benjeloune qui croit dur en la sainteté de la famille, les héritiers de la fortune devant subir les fourches caudines des tests ADN pour prétendre un quelconque partage de la richesse. Aziz Akhannouch qui fait la pluie et le beau temps dans nombre d’affaires, outre ses occupations ministérielles auxquelles s’est greffée un carriérisme politique des plus inattendus, n’a d’égards pour ses concitoyens que s’ils font preuve de la même discipline que l’on retrouve déclinée en management du côté de tous les « Mini-Brahim » que compte le pays. Aucune sortie de route n’est permise si ce n’est pour faire tourner la machine à cash de Si Aziz et de sa tendre famille.
Tous ceux qui s’aventurent à critique son «business modèle» se retrouvent vite fait «black-listés». Car l’homme n’apprécie que les thuriféraires. Idem pour Anas Sefrioui qui trône à la 3ème place du podium de nos fortunés en milliards de dollars. Il n’a d’œil que pour ceux qui, toute honte bue, cimentent sa carrure de capitaine d’industrie qui réussit tous ses coups, les bons comme les mauvais.
Nos nababs ont, certes, raison de « réseauter » comme ils veulent. Mais ont-il la latitude de se forger une image des plus irréprochables quitte à sacrifier le débat démocratique qui ne saurait survivre sans questionnement ? S’il y a une valeur que tout marocain partage avec l’Istiqlal c’est bien celle qui conduit à s’interroger sur les origines de toute fortune locale. Une question nodale dans notre pauvre pays tétanisé à l’idée de mettre en branle la logique qui suit : celle de la reddition des comptes. Faut-il se complaire dans l’attitude frileuse dont a fait preuve l’iconoclaste Benkirane en passant l’éponge ? Quelle infortune !
lire aussi : 
Wats-App, ce véhicule porno: Tanger a ses lapins…

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.