Comment Pékin appréhende l’Arctique: Chinois et Russes appelés à coopérer

Comment Pékin appréhende l’Arctique: Chinois et Russes appelés à coopérer

Le 26 Janvier 2018, le Conseil d’Etat chinois a publié un « Livre blanc » clarifiant la vision que nourrit Pékin pour l’Arctique, ses intentions, objectifs et les objectifs de la région.
Selon le document, la Chine se considère comme un « proche de l’état de l’Arctique », et « un participant actif, constructeur et contributeur » dans tout ce qui est recherche scientifique, développement commercial, et gouvernance de l’Arctique. Selon Katerina Klimenko, chercheur dans le programme Russie et de la sécurité euro-eurasienne et la  Coordinateur pour les conflits et la paix au SIPRI (Stockholm), le document met l’accent sur le respect chinois des cadres de droit international et les institutions qui régissent l’Arctique. En retour, la Chine attend le respect mutuel par les la États arctiques, dans le cadre actuel du droit international, de ses droits comme tout autre Etat non-Arctique, pour conduire « la recherche scientifique, de navigation, de survol, la pêche, la pose de câbles sous-marins et pipelines en haute mer et autres mer pertinentes les zones de l’océan Arctique, et les droits à l’exploration des ressources et l’exploitation dans la zone ».

Le document définit l’intérêt commercial de la Chine pour l’Arctique, y compris le développement des ressources et des routes maritimes. Le projet d’infrastructure appelé « la ceinture économique route de la soie et le 21e siècle Maritime Silk Road (ceinture et route Initiative / BRI), est expressément mentionné pour, intègre donc la région arctique. Selon « le livre blanc », la BRI apportera « des opportunités pour les parties concernées pour construire ensemble un « Polar Silk Road ».

La connexion de la BRI avec les routes de navigation dans l’Arctique et le Nord Sea Route (NSR) n’est pas une idée nouvelle soit pour le gouvernement chinois où l’Etat russe. En Juin 2017,

« Une vision pour la coopération maritime sous la ceinture et la route Initiative » a été dévoilée en insistant sur les intentions de la Chine pour la coopération dans l’Arctique. À plusieurs reprises, des politiciens de haut niveau, dont le président russe Vladimir Poutine, ont révélé leur  intention de développer la coopération avec la Chine dans le cadre du projet « Ice Silk Road ».
La Chine et la Russie ont déjà des projets communs ambitieux dans l’Arctique. China National Petroleum Corporation (CNPC) et le Fonds route de la soie de la Chine détiennent ensemble près de 30% du projet russe Novatek, Yamal LNG, le plus grand producteur privé russe de gaz naturel. L’examen du projet de GNL de l’Arctique 2 avec des partenaires chinois est ainsi envisagé. Outre d’autres projets pétroliers et gaziers dans la partie Arctique russe. Cela aura un impact significatif sur l’intensité du trafic maritime le long du NSR. N’empêche, les perspectives de coopération entre la Chine et la Russie ne sont pas exemptes de contradictions. Tout récemment, le gouvernement russe a donné les droits pour le transport des hydrocarbures le long de la NSR exclusivement à la navigation russe entreprises. Dans le passé, toutes les compagnies maritimes chinoises opérant sur le NSR ont respecté les règles de navigation imposées par la Russie. En face, la politique arctique de la Chine met l’accent sur la liberté de navigation et le droit de Chine d’utiliser la route de navigation dans l’Arctique. En même temps, les intérêts communs entre la Russie et la Chine, ainsi que le désir de la Russie d’attirer les investissements chinois dans le développement de l’Arctique russe pourrait fournir une base solide pour sceller un compromis. Dans une large mesure, cette coopération déterminera l’avenir du NSR.

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