Commerce extérieur : Baisse du déficit

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Les performances commerciales se sont améliorées selon les chiffres publiés par l’Office des Changes pour le mois d’Avril 2015. Le déficit commercial ressort en allègement de 27,6% à  -50,2 Mrds Dhs par rapport à la même période de 2014, pour un taux de couverture de 58,8% contre 49,4% en avril 2014. Cette amélioration est imputé au bond des exportations : 19,7% pour les phosphates et dérivés (13.7 Mrds Dhs), 12,6% pour l’automobile (15,9 Mrds Dhs)  et 8,7% pour l’agriculture et de l’agro-alimentaire (15,5 Mrds Dhs). Ainsi, les exportations ont globalement progressé de 6% pour une valeur de 71,9 Mrds Dhs, alors que les importations ont enregistré un retrait de 11,0% à fin avril 2015 à 122,0 Mrds Dhs. La chute des cours du pétrole explique en partie une telle performance. Cette embellie (très relative, le déficit commercial atteignant près de 19% du PIB) devrait se poursuivre en 2015, grâce à une meilleure balance commerciale agricole, la poursuite prévue de la hausse des exportations des «nouveaux-métiers » (automobiles, aéronautique, etc.) et le maintien du prix du pétrole relativement bas.  A fin avril, le déficit commercial chutait déjà pour ces raisons de 27,5% à près de 50,2 Mrds Dhs donnant à penser que le déficit courant pourrait se réduire de 16,5% du PIB. Le besoin de financement en devises de l’économie sera donc lui aussi en baisse : le déficit du compte courant, passé de -8,7 Mds $ en 2013 à -6,3 Mds $ en 2014, grâce à la baisse des cours du pétrole et au ralentissement économique qui réduit les importations, devrait continuer à se réduire en faveur d’une hausse des exportations vers l’Europe et du maintien de prix du pétrole bas, même si le regain de croissance se traduira par une hausse des importations d’équipements. Le Maroc pourrait économiser près de 2 milliards $ en devises en 2015.  Les tensions sur les liquidités en devises devraient ainsi sensiblement baisser cette année, ce qui améliore le risque souverain du pays. Toutefois, des risques persistent : les tensions inflationnistes sont croissantes, suite aux dernières réformes fiscales sur les prix de l’énergie et de la dépréciation du taux de change face au dollar américain (-20,4% a/a en mai). L’inflation atteint 1,7% sur les quatre premiers mois de 2015, contre 0,4% en 2014.  Or, la hausse de la consommation locale prévue pour 2015 importera davantage d’inflation et provoquera probablement des goulots d’étranglement inflationnistes par nature ; la hausse de l’inflation serait aussi plus importante en cas de hausse inattendue des prix du pétrole.

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