Conseil de BAM: Un taux de croissance escompté à 3,5% en 2018

Conseil de BAM: Un taux de croissance escompté à 3,5% en 2018
Conseil de BAM: Un taux de croissance escompté à 3,5% en 2018

Le Conseil de Bank Al-Maghrib a tenu le mardi 25 septembre sa troisième réunion trimestrielle de l’année 2018.

Lors de cette réunion, le conseil a analysé l’évolution récente de la conjoncture économique et les projections macroéconomiques établies par la Banque pour les huit prochains trimestres. Ainsi, sur la base de ces évaluations, notamment celles des trajectoires de l’inflation et de la croissance à moyen terme, le Conseil a jugé que le niveau actuel du taux directeur de 2,25% reste approprié et a décidé de le maintenir inchangé. Le Conseil a noté, qu’après avoir évolué à des niveaux faibles en 2017, l’inflation a été en hausse sensible au cours des six premiers mois de l’année 2018, tirée par le renchérissement des produits alimentaires à prix volatils et des produits réglementés. Elle devrait connaître une décélération au cours du deuxième semestre pour terminer l’année sur une moyenne de 2,1%. En 2019, avec la dissipation de ces chocs, elle reviendrait à 1,2%. Sa composante sous-jacente, qui mesure la tendance fondamentale des prix, continuerait à évoluer à des niveaux modérés, avoisinant 1% en 2018 et 1,2% en 2019. Pour ce qui est des prévisions de croissance, et selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, la croissance nationale devant revenir de 4,1% en 2017 à 3,5% en 2018 et à 3,1% en 2019. La valeur ajoutée agricole s’accroîtrait de 5,1% cette année puis connaîtrait, sous l’hypothèse d’une campagne agricole normale, un recul de 1,6% en 2019. En revanche, les activités non agricoles poursuivraient leur redressement, avec une croissance de 3,3% en 2018 et de 3,7% en 2019. S’agissant des comptes extérieurs, les données préliminaires des huit premiers mois de l’année indiquent une poursuite de la dynamique des exportations, portée par l’amélioration des ventes du secteur automobile et des phosphates et dérivés. Leur progression atteindrait, selon les estimations de BAM, 8,2% au terme de cette année et devrait décélérer à 6,8% en 2019. En parallèle, tiré principalement par une hausse des achats de biens d’équipement et un alourdissement de la facture énergétique, le rythme des importations devrait ressortir à 7,3% sur l’ensemble de l’année avant de ralentir à 3,4% en 2019. Pour leur part, après des augmentations notables en 2017, les recettes de voyages et les transferts des MRE devraient connaître une quasi-stabilité en 2018 et s’accroître de près de 4% en 2019. Tenant compte d’entrées de dons des partenaires du CCG prévues à 4,8 milliards de dirhams cette année et à 2,1 milliards l’année prochaine, le déficit du compte courant se creuserait à 4% du PIB en 2018 et s’atténuerait à 3,7% en 2019. Les réserves internationales nettes devraient quasiment se stabiliser à près de 240,8 milliards de dirhams à fin 2018 et atteindraient 252,3 milliards au terme de 2019. Leur couverture en mois d’importations de biens et services se situerait ainsi à 5 mois et 10 jours puis à 5 mois et 18 jours respectivement. Au niveau des finances publiques, la prévision de BAM pour le déficit budgétaire a été revue à la hausse à 3,7% du PIB en 2018. En 2019, ce déficit reviendrait à 3,3% du PIB, sous l’hypothèse de la poursuite des efforts de maîtrise des dépenses et de mobilisation des ressources.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.