Constitution du gouvernement: Après l’orage, l’éclaircie?

Constitution du gouvernement: Après l’orage, l’éclaircie?
Le ciel est-il définitivement dégagé pour que le Chef de gouvernement désigné puisse réunir sa majorité et, partant, constituer l’Exécutif qui a fait couler beaucoup d’encre et de salives depuis quatre mois? A en croire les fidèles alliés d’A. Benkirane, l’évolution du dossier saharien à la lumière du retour du Maroc à l’U.A agirait comme le catalyseur susceptible de garantir le dépassement de la guerre des égos et les petites querelles qui ont plombé les tractations. Bien entendu, tel serait le point de vue du PPS. Et ce qui pourrait donner du crédit à une telle thèse est à lire à travers la réponse récemment formulée par Aziz Akhennouch à propos des tractations. Pour le patron du RNI, les choses sont claires : « Benkirane connaît notre loyauté et notre sérieux. Nous voulons qu’il soit notre chef de gouvernement, mais c’est à lui de faire un pas de plus pour aplanir les différends. De notre côté, nous allons tout faire pour lui faciliter la tâche.» Que reste-t-il alors? Le dépassement du facteur de blocage nommé pour la circonstance USFP ? Du côté des socialistes, incontournables dans l’offre faite par le RNI, il y a comme un parfum de désistement en l’air. C’est ce que peut inspirer la dernière décision prise par son Comité central. Choqué par le comportement ambiguë de Benkirane qui passe pour être maître dans le jeu fait d’ « esquives » et autres « insinuations », cette instance de la formation que pilote Driss Lachgar croit préférable de clore le chapitre d’ouverture vers A. Benkirane qui use du lexique du « complot » et de la victimisation » pour trier ses partenaires. Dès lors, cette instance de l’USFP « refuse de jouer le jeu » à somme nulle tel que déployé par le patron du PJD. Un jeu qui consiste à opposer les uns aux autre et qui refuse toute idée opposée à la sienne.
Reste à savoir si le RNI qui tablait sur l’USFP, un allié jugé plus sûr qu’un Istiqlal des plus versatiles, s’en tiendrait à ce refus socialiste qui aurait toutes les faveurs du Chef de gouvernement désigné. Et poursuivrait les consultations pour la formation d’un gouvernement politiquement restreint, avec le seul quartet PJD, RNI, MP et UC. A charge pour A. Benkirane de maintenir à l’écart la formation de Hamid Chabat qui s’est engagée, elle, à soutenir l’action du gouvernement que ce soit dans ou hors de l’Exécutif. Plausible scénario ?

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