COP21: Ambitions contrariées

Non, les Américains dont on attendait plus, depuis que B. Obama a fait semblant d’écouter «la pression de la rue»,  ne veulent pas d’un accord contraignant.Ils l’ont fait savoir aux Français qui accueillent la COP21 dans un climat tendu marqué par des contingences sécuritaires qui mettent à l’écart les manifestations de la société civile qui ont toujours accompagné pareils fora. Pourtant, le dossier du climat, et les enjeux qu’il charrie, est d’une portée géopolitique non négligeable à l’heure où les armées se préparent aux «guerres de l’eau» et aux risques induits par la faillite d’Etats promus aux catastrophes naturelles. Les réfugiés climatiques ne sont donc pas une vue de l’esprit…

Comment dès lors rester autiste face à l’appel de la raison qui incite la communauté internationale à revoir ses «modèles de développement» qui se révèlent énergivores et polluants. Comment refuser de changer la donne en renvoyant dos-à-dos climatosceptiques et partisans d’un sursaut climatique? Au cours des 15 dernières années, le réchauffement du climat a été palpable et 2014 a même réussi à atteindre un pic alarmant. L’acidification continue des océans, sous l’effet du captage des rejets en CO2 qui n’en finissent pas de se massifier, réduit comme une peau de chagrin la grande barrière de corail… Et on n’évoque même par le permafrost dont la fonte est visible à l’oeil nue au risque de perdre cet immense réservoir de gaz à effets de serre. L’affaire est grave pour subir la dure loi de l’Empire. Et dans ce maelström d’enjeux, de quoi sera faite la réponse des pays les plus vulnérables et qui se trouvent être les pays les plus démunis par un système d’échange inégal?

A la COP 21, le Maroc compte présenter une stratégie de développement durable qui appelle à être…financée. Et il n’est pas le seul dans l’arène. Le crédit carbone deviendra-t-il assez crédible pour rassurer les pays les moins avancés? Au volontarisme des uns s’oppose le diktat des puissances. Les termes de l’équation climatique sont si déséquilibrés. A Marrakech, prochaine étape de la COP qui succédera à celle de Paris, réussira-t-on à rééquilibrer un tant soi peu les termes du gâchis économique, climatique et politique?

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