Crise au Sahel: Bruxelles s’investit davantage…
Crise au Sahel: Bruxelles s’investit davantage…

Comment sortir les pays du Sahel de la zone grise ? Une question qui préoccupe aussi bien les pays africains qui ont monté le G5 Sahel que les pays européens qui craignent aussi bien le terrorisme que l’immigration. C’est pourquoi Bruxelles veut ouvrir plus les cordons de la bourse.

La Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, rencontrait ce mardi le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, aux côtés des ministres des affaires étrangères des pays membres du G5 Sahel réunis à Ouagadougou lors de la cinquième réunion interministérielle.

Préoccupés par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’espace G5 Sahel, les participants à la rencontre de Ouagadougou appellent à une réaction déterminée et concertée des pays concernés et leurs partenaires.
C’est dans ce cadre que l’Union européenne envisage un renforcement des capacités des forces armées de chaque pays, selon Alpha Barry, le ministre burkinabè des Affaires étrangères.
« [L’UE] a bien voulu qu’il y ait un renforcement des capacités nationales de l’armée, a-t-il déclaré, il va y avoir cette possibilité. Il est important que nous renforcions l’intérieur des pays à travers les capacités de nos armées nationales.»

Dans un contexte difficile, avec la recrudescence des attaques terroristes, F. Mogherini, a annoncé une aide supplémentaire à la force conjointe du G5 Sahel.
« Il y a un contexte de dégradation significative de la situation sécuritaire, la multiplication des attaques et des violences, y compris des violences communautaires.
L’Union européenne appuiera la force conjointe, y compris sa composante police, à hauteur de 138 millions d’euros additionnels.
»
Afin de lutter contre les exactions commises par les groupes d’autodéfense et prévenir toute escalade de la violence, les participants à cette cinquième réunion soulignent l’urgence de procéder au démantèlement des milices dans le cadre des réformes du secteur de la sécurité.

En mai dernier, à Bruxelles, les Européens estimaient être pleinement engagés dans le soutien aux pays du G5 Sahel et à sa force conjointe.
Mais d’autres priorités ne doivent pas être oubliées selon la cheffe de la diplomatie européenne.
« Nous avons insisté sur l’appui que nous pouvons donner pour redéployer l’autorité et les services de l’État dans les zones sensibles. Je pense aux écoles qui ont été fermées, aux services publics qui ont été suspendus », a-t-elle expliqué.

Ce n’est qu’en permettant aux populations de revenir à une vie normale que le terrorisme pourra être déraciné.
«Il faut attaquer les problèmes à la racine», a déclaré Tiébilé Dramé, ministre malien des Affaires étrangères, les questions du respect des droits de l’homme, de bonne gouvernance, d’insécurité, de l’humanitaire.

Les Européens espèrent voir la force conjointe du G5 Sahel devenir plus opérationnelle alors que de leur côté les pays du G5 Sahel avaient critiqué la lenteur des financements.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrer votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.