Crise de l’enseignement: Ce que recommande l’OCDE pour les enseignants
Crise de l’enseignement: Ce que recommande l’OCDE pour les enseignants

A l’heure où la réforme de l’enseignement peine à se réaliser et où les enseignants n’hésitent plus à exprimer leur colère, un nouveau rapport de l’OCDE enjoint aux pays de rendre le professorat plus intéressant d’un point de vue financier et intellectuel pour pouvoir faire face à la demande croissante d’enseignants de haut niveau partout dans le monde.

Ce rapport, intitulé Des enseignants et chefs d’établissement en formation à vie réalisé à partir de l’Enquête internationale de l’OCDE sur l’enseignement et l’apprentissage (TALIS), estime essentiel d’attirer vers la carrière enseignante les candidats les plus brillants pour s’assurer que les jeunes acquièrent les compétences dont ils auront besoin pour s’insérer dans le monde du travail de demain.

Presque 260 000 enseignants et chefs d’établissement de 15 000 établissements primaires et secondaires des premier et deuxième cycles dans 48 pays et économies ont pris part à cette troisième édition de l’enquête TALIS.

À travers les opinions exprimées par les enseignants et chefs d’établissement, cette enquête a pour objectif de contribuer à renforcer les connaissances et les compétences du corps enseignant à l’appui de son professionnalisme.

Les conclusions montrent qu’il reste encore beaucoup à faire pour offrir aux enseignants plus de possibilités de préparer l’avenir.

À peine plus de la moitié des enseignants des pays de l’OCDE participants ont été formés à l’utilisation de technologies appliquées à l’enseignement, et moins de la moitié estiment qu’ils étaient bien préparés lorsqu’ils ont commencé à enseigner.
Pourtant, deux tiers d’entre eux indiquent que la formation professionnelle la plus utile qu’ils aient suivie portait sur l’innovation dans l’enseignement.

L’enquête semble indiquer que les établissements scolaires ont conscience de l’intérêt d’un enseignement novateur face aux défis du XXIe siècle.
La très grande majorité des enseignants et des chefs d’établissement estiment que leur école est ouverte aux pratiques innovantes et qu’elle est en mesure de les adopter.

En moyenne dans les pays membres ayant participé à l’enquête TALIS, 78 % des enseignants signalent également qu’eux-mêmes et leurs collègues s’entraident pour mettre en pratique de nouvelles idées.
Les enseignants européens sont toutefois moins enclins à faire état de ce degré d’ouverture face à l’innovation.

Le rapport montre que l’évolution récente des flux migratoires a une incidence sur la composition des classes.
Près d’un tiers des enseignants des pays de l’OCDE indiquent travailler dans un établissement où au moins 1 % des élèves sont des réfugiés, et 17 % des enseignants travaillent dans un établissement où au moins 10 % des élèves sont issus de l’immigration.
Dans l’ensemble, 95 % des chefs d’établissement indiquent que leurs enseignants estiment que les enfants et les jeunes devraient apprendre que des personnes de cultures différentes ont en réalité beaucoup en commun.
80 % des enseignants signalent travailler dans un établissement ayant intégré des problématiques mondiales dans l’ensemble des programmes scolaires et précisent qu’ils enseignent à leurs élèves comment faire face aux discriminations ethniques et culturelles.

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