Crise libyenne: Bruxelles tance Haftar et appui le dialogue national
Crise libyenne: Bruxelles tance Haftar et appui le dialogue national

La situation en Libye n’inquiète pas que les voisins directs de ce pays à la dérive. Le regain de violence autour de Tripoli a fait réagir aussi le Conseil européen qui a jugé, à l’issue d’une réunion tenue ce lundi, que « l’offensive militaire lancée par l’ANL sur Tripoli et l’escalade qui s’en est suivie dans la capitale et aux alentours de celle-ci constituent une menace pour la paix et la sécurité internationales et compromettent encore davantage la stabilité de la Libye. »

Le maréchal Haftar qui s’obstine dans sa campagne militaire contre la capitale libyenne en prend pour son grade. Pour Bruxelles, le risque de menace terroriste dans tout le pays s’aggrave avec l’offensive des éléments de l’ANL menée sous couvert de lutte contre les milices djihadistes.

Partant de cela, l’UE « exhorte toutes les parties à appliquer immédiatement un cessez-le-feu et à coopérer avec les Nations unies afin de garantir une cessation complète des hostilités. Elle les appelle également à se dissocier, tant publiquement que sur le terrain, des éléments terroristes et criminels impliqués dans les combats et des personnes soupçonnées de crimes de guerre, y compris les personnes figurant sur les listes du Conseil de sécurité des Nations unies. »

L’UE s’inquiète aussi des pertes de vies humaines, du nombre croissant de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays et des répercussions sur les flux migratoires. L’UE souligne dans sa résolution que les attaques « sans discrimination dans des zones résidentielles densément peuplées peuvent être assimilées à des crimes de guerre ». Ajoutant que « quiconque viole le droit international humanitaire doit répondre de ses actes. »

Pour Bruxelles, aucune solution militaire à la crise libyenne n’est possible, le « dialogue politique mené sous l’égide des Nations unies » étant  le seul facteur pouvant favoriser une « solution politique globale à la crise libyenne, comme convenu à Paris en mai 2018, à Palerme en novembre 2018 et à Abou Dhabi en février 2019, afin de poser les prémices de la tenue d’élections nationales. »

Le soutien sans réserve au travail effectué par le représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) et à la mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) à été de nouveau renouvelé par l’U.E. Qui exhorte, dans la foulée, toutes les parties à « respecter pleinement l’embargo sur les armes et à ne prendre aucune mesure susceptible de compromettre encore davantage le dialogue politique mené sous l’égide des Nations unies ».

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