Crise libyenne: L’étape palermitaine sera-t-elle décisive ?

Crise libyenne L’étape palermitaine sera-t-elle décisive
Crise libyenne L’étape palermitaine sera-t-elle décisive

Le 12 novembre à Palerme, dans le sud italien, un sommet international sur la Libye se tiendra en présence des acteurs de la crise aussi bien locaux qu’internationaux. Objectif ; dégager un compromis susceptible d’assurer le dépassement de la crise qui sévit dans le pays depuis la disparition de Kadhafi il y a sept ans de cela.

Il s’agira d’une conférence « pour la Libye, et non pas sur la Libye », a tenue à préciser le chef du gouvernement italien. Pour la première fois après la conférence de Paris, tenue en mai dernier,  tous les protagonistes de la scène libyenne se réuniront autour de la même table. Ce rendez-vous international fera suite à la présentation le 8 novembre d’un plan actualisé par Ghassan Salamé, envoyé spécial de l’ONU en charge du dossier libyen.

Fayez al-Sarraj chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) et Ghassan Salamé étaient à Rome, le 26 octobre, pour « préparer l’accord de Palerme ». Quelques jours plus tard, le président du Haut Conseil d’État libyen – l’équivalent d’une chambre haute qui siège à Tripoli -, Khaled Al-Mishri, a serré la main du chef du gouvernement dans la capitale de la péninsule et a annoncé sa participation au sommet. Le puissant Maréchal Haftar a aussi confirmé sa participation le 28 octobre. Le chef de l’Armée nationale libyenne (ANL) a assuré via un communiqué diffusé par le gouvernement italien, à l’issue de la rencontre entre l’homme fort de la Cyrénaïque et Giuseppe Conte, « être prêt pour un débat constructif qui constitue la prémisse d’un véritable processus d’unification, conforme aux attentes persistantes du peuple libyen ». Avec le maréchal, le président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh, s’est également rendu en Italie pour discuter du sommet. Dans un communiqué diffusé par le gouvernement italien, Rome dit vouloir « faciliter » le dialogue entre les parties et jouer un rôle de médiateur.

Parmi les nombreux pays étrangers qui font des affaires en Libye et qui ont intérêt à participer aux pourparlers, l’Italie et la France jouent un rôle fondamental… Mais dans la division. Paris, qui soutient le maréchal Haftar, n’a pas confirmé sa présence. Et Rome, qui a toujours soutenu le GNA, tend à amadouer les Français en assurant que le sommet de Palerme est dans la ligne de la conférence organisée en mai 2017 par Emmanuel Macron ».

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