D. Trump accablé par un autre témoin: Tchernobyl à la Maison Blanche…
D. Trump accablé par un autre témoin: Tchernobyl à la Maison Blanche…

Tout semble enfoncer l’actuel locataire de la Maison Blanche.
Donald Trump avait confié à son avocat personnel un rôle de premier ordre dans la diplomatie américaine en Ukraine, avec des arrière-pensées de politique intérieure, a déclaré jeudi 17 octobre au Congrès un témoin-clé de l’enquête ouverte en vue de sa destitution.

Les deux hommes voulaient que l’Ukraine ouvre une enquête sur un groupe gazier qui employait le fils de Joe Biden, bien placé pour porter les couleurs démocrates lors de la présidentielle américaine de 2020, a ajouté l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne (UE), Gordon Sondland.

Dans un appel estival avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, D. Trump lui avait demandé de « se pencher » sur les affaires en Ukraine du fils de l’ancien vice-président J. Biden et d’en « parler » avec Rudy Giuliani, son avocat personnel et fervent défenseur.
Cet échange, rendu public en septembre à la suite de l’intervention d’un lanceur d’alerte, lui vaut d’être sous le coup d’une procédure exceptionnelle procédure de destitution.
Les démocrates enquêtent depuis trois semaines pour déterminer si D. Trump a utilisé la machine de l’Etat pour forcer l’Ukraine à l’aider dans sa campagne de réélection, et notamment s’il a suspendu une aide militaire à l’Ukraine comme moyen de pression.

Dans ce cadre, des élus de la Chambre des représentants ont convoqué jeudi Gordon Sondland, un homme d’affaires et généreux donateur républicain, devenu en 2018 ambassadeur auprès de l’UE et à ce titre aux avant-postes de la diplomatie américaine en Ukraine. Son témoignage, que la Maison Blanche avait en vain tenté d’empêcher, a jeté une lumière crue sur le choix de D. Trump de déposséder les diplomates américains chargés de l’Ukraine d’une partie de leurs prérogatives, au profit de son avocat personnel, R. Giuliani.

Avant de témoigner à huis clos devant les élus enquêtant dans le cadre d’une procédure de destitution contre le président républicain, l’ambassadeur avait rendu public une déclaration liminaire dans laquelle il explique que le président américain avait « ordonné » aux diplomates chargés de ce pays de parler à R. Giuliani au sujet des efforts de l’Ukraine pour lutter contre la corruption.
« Nous avons été déçus par l’ordre du président d’impliquer M. Giuliani », a-t-il ajouté.

Lors des échanges qui ont suivi, « M. Giuliani a souligné que le président voulait une déclaration publique du président [ukrainien Volodymyr] Zelensky sur la lutte contre la corruption », a-t-il poursuivi.
Selon lui, R. Giuliani a « mentionné précisément » le groupe gazier Burisma comme un «sujet d’enquête important pour le président».

G. Sondland a assuré qu’il ne savait pas à l’époque que Hunter Biden, le fils de J. Biden, siégeait au conseil de surveillance de cette entreprise – il l’a rejoint en 2014 et en a démissionné en avril 2019.
L’ambassadeur explique aussi qu’il désapprouve le recours à un gouvernement étranger pour mener une enquête ayant pour but d’influencer les élections américaines.

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