D. Trump face à l’empeachment: J. Bolton à la barre ?
D. Trump face à l’empeachment: J. Bolton à la barre ?

Donald Trump est devenu, le mois dernier, le troisième président des États-Unis à être mis en accusation à la Chambre des représentants.

«Nous avons confiance dans l’impeachment. Et nous croyons qu’il y a assez de témoignages pour le destituer», a assuré Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre basse. Mais il faut croire qu’entre les élus républicains et démocrates, il n’y a pas que ce point d’achoppement qui les divise.
Ils croisent le fer sur un autre sujet majeur, le témoignage de John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de D. Trump.

J. Bolton s’est dit prêt à témoigner au procès de D. Trump pour peu qu’il soit formellement convoqué par le Sénat. Or, D. Trump a laissé entendre vendredi, sur la chaîne Fox News, qu’il pourrait empêcher l’un de ses anciens bras droits d’être entendu, invoquant le «privilège exécutif».

De son côté, N. Pelosi n’a pas exclu, si la majorité républicaine au Sénat ne convoquait pas J. Bolton, de l’auditionner à la Chambre des représentants, contrôlée elle par les démocrates.

Les démocrates accusent D. Trump d’avoir abusé de son pouvoir en demandant à l’Ukraine d’enquêter sur Joe Biden, un rival potentiel à la présidentielle de novembre.
Ils ont voté le 18 décembre dernier à la Chambre des représentants deux articles de mise en accusation de D. Trump, pour «abus de pouvoir» et «entrave à la bonne marche du Congrès».

En réaction, l’hôte de la Maison Blanche a jugé dimanche qu’il n’avait «rien fait de mal».
Il a aussi estimé faire l’objet d’une «chasse aux sorcières», alors que débute lundi une semaine cruciale dans la perspective de l’ouverture au Sénat du procès du chef d’État républicain.

«Nous pensons qu’il y a assez de preuves pour destituer le président», a déclaré l’élue de Californie, interrogée sur la chaîne ABC.
D. Trump, lui, a exprimé son irritation face à cette procédure de destitution qui empoisonne la fin de son mandat.
«Pourquoi devrais-je avoir le stigmate de l’impeachement collé à mon nom alors que je n’ai RIEN fait de mal», a tempêté le président dimanche sur Twitter.

Il s’en est de nouveau pris à l’opposition démocrate, exigeant que «la nerveuse Nancy» Pelosi et Adam «Schiff le fourbe», qui a supervisé l’enquête contre D. Trump, soient entendus en tant que témoins.
Dans un tweet ultérieur, le chef de la Maison Blanche a estimé que l’affaire devrait être close sans procès, déclarant que toute procédure au Sénat apporterait une crédibilité indue à ce qu’il considère comme une «chasse aux sorcières» menée contre lui par ses opposants démocrates.

Nancy Pelosi avait donné vendredi son feu vert pour l’envoi la semaine prochaine de l’acte d’accusation de D. Trump à la Chambre haute, après plusieurs semaines de bras de fer avec les républicains, ouvrant ainsi la perspective d’un procès en destitution imminent.
Elle a confirmé dimanche qu’elle réunirait ses troupes mardi pour fixer le calendrier.

L’actuel locataire de la Maison-Blanche est devenu le mois dernier le troisième président de l’histoire des États-Unis à être mis en accusation à la Chambre des représentants, «impeached» en anglais, dans l’affaire ukrainienne.
Il a néanmoins peu de risques d’être destitué au Sénat, où les élus républicains, majoritaires, lui restent fidèles.

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