Une feuille de route est suggérée par la FENIP pour gérer l’après Halieutis 2020. Elle englobe plusieurs points qui ne sont pas dénués d’intérêt. Eclairages.

A la Fenip, les professionnels appréhendent 2020 sous de nouveaux horizons. C’est à cette date là que la stratégie Halieutis arrivera à échéance. Mais de quoi l’avenir sera-t-il fait ? Pour les professionnels, ce sera l’occasion de faire le bilan d’une action de l’Etat qui a fédéré autour d’elle nombre d’acteurs. Pour mieux se projeter dans l’avenir. Mais de quoi sera fait cet avenir ?

Hassan Sentissi, Président de la Fédération, insiste d’abord sur un axe prioritaire : l’interprofession. Il est vital que le secteur regroupé en Fédération dispose d’une interprofession crédible capable d’assurer le rôle d’interface dans tout processus de dialogue entre pouvoirs publics et professionnels de la pêche. En d’autres termes, mettre le holà à la désorganisation qui affecte le secteur est plus que souhaitable pour faciliter les processus d’adoption de toutes les décisions concertées et donc consensuelles.

Sur un autre niveau, un appel à la standardisation des bateaux de pêche, comme des engins de pêche, s’avère prioritaire pour assurer un accès vertueux à la biomasse. L’aléatoire et le laisser-aller ne doivent plus être tolérés pour tirer la profession vers le haut. Une industrialisation locale des process doit être encouragée pour assurer la généralisation de la nouvelle politique d’armement répondant aux normes internationales en la matière. La fabrication locale doit être vivement encouragée.

Cette politique volontariste doit répondre à l’impératif de la valorisation tous azimuts des produits de la mer. Rien ne doit échapper à cette dynamique qui doit rompre définitivement avec l’exportation brute de la matière première.

En droite ligne de cette véritable politique de mise à niveau, les processus de certification et de labélisation doivent être menées à un niveau transversal de manière à couvrir toutes les activités liées à la pêche. Et dans ce cadre là, les labels « Bio » comme « Halal » méritent d’être promus au sein des entreprises pour booster l’export.

En parallèle, il est nécessaire de mettre en place le crédit maritime pour assurer à tous les acteurs les financements nécessaires de tous les processus de mise à niveau projetés.

La feuille de route présentée par la Fenip suggère aussi la tenue des assises de la pêche chaque deux ans. Cela permettra d’évaluer les actions menées aussi bien au niveau de la profession qu’au niveau de l’Etat, l’objectif recherché étant de garantir le succès des politiques ad hoc. Et last but not least, les professionnels appellent à ce que le ministère fasse le nécessaire pour mettre en place une structure permanente d’accueil capable d’accueillir, à Agadir, le Salon Halieutis dans les meilleures conditions. Devenue incontournable désormais, cette manifestation mérite mieux et plus que les chapiteaux.

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