Déchets dangereux : Incompétences à tous les étages…

A mesure que le temps passe, l’image se précise quant aux figures de proue du PJD qui livrent d’eux-mêmes l’image de « collégiens » éternels à l’épreuve du pouvoir. Une classe d’amateurs sans saveur, ni épaisseur alors que le pays est confronté à d’innombrables défis qui exigent rigueur et compétence en lieu et place des postures…

Une preuve de plus vient s’ajouter au chapelet de ratages que triturent, dans la dévotion, les responsables de cette formation. Elle a pour nom le scandale des déchets dangereux importés. Pourtant, le Royaume est engagé dans une démarche de développement durable et cherche à briller sur ce chapitre-là, comme l’a démontré la COP-22 organisée à Marrakech. Ce qui n’a en rien gêné Abdelilah Benkirane à accéder aux requêtes pressantes des cimentiers qui se sont tournés vers l’Italie, pays englué dans les scandales des déchets gérés par les réseaux mafieux, pour les débarrasser de leurs surplus. Le reste on le connaît puisque l’incinération des déchets dans les cimenteries ne représentait aucun danger pour l’environnement aux yeux des industriels prompts à ne raisonner qu’en terme de réduction des coûts. Et ils se sont empressés de le faire savoir à grands frais de « reportages » parus dans quelques médias… Histoire de faire gober la pilule à tous.

Une enquête menée par les Conseillers a mis l’index sur ce qui ne tourne pas rond dans l’histoire de la gestion des déchets dangereux, ou supposés comme tels, dans le pays. Le rapport fait état de «la faiblesse des infrastructures et équipements de base, spécialisés dans le traitement des déchets dangereux par rapport au volume produit dans les zones franches au Maroc». Et ajoute que le département de l’environnement manque de ressources humaines, se contente de se conformer à quelques procédures de la convention internationale de Bâle et dispose d’une capacité limitée en matière de surveillance technique des déchets produits par les unités industrielles dans les opérations d’incinération. Mais le pire est lié aux déchets importés depuis l’Italie. Les quantités de détritus importées sont « encore aujourd’hui bloquées dans une zone de stockage non adaptée à la protection de la nappe phréatique et de l’air». Bref, une bombe à retardement écologique. Qu’en fera-t-on ? Le pays d’origine qui, on l’imagine, s’est frotté les mains à l’idée de faire du royaume un cimetière pour ses déchets n’osera pas faire marche arrière. Nous voilà donc devant un crachat difficile à ravaler. C’est le comble de l’amateurisme.

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