Dégel entre Moscou et Tel-Aviv: Syrie et Liban au menu…

Dégel entre Moscou et Tel-Aviv Syrie et Liban au menu…
Dégel entre Moscou et Tel-Aviv Syrie et Liban au menu…

Une délégation militaire israélienne pourrait se rendre à Moscou dans les prochains jours pour rencontrer de hauts responsables militaires russes, selon Benjamin Netanyahu. Il s’agira d’une première depuis qu’un avion de reconnaissance russe avait été abattu lors d’un raid israélien sur la Syrie et après que l’aviation israélienne a tenté d’éprouver la DCA syrienne, une fois de plus, en tirant des missiles depuis le Golan occupé.

Le Premier ministre israélien l’a annoncé dimanche en rappelant avoir eu un entretien téléphonique avec le Président russe Vladimir Poutine. «Je me suis entretenu hier avec le Président russe. Nous avons convenu d’organiser au plus vite une rencontre entre les délégations de l’Armée de défense israélienne et les forces armées russes. J’espère qu’elle aura lieu dans les prochains jours, probablement à Moscou», a-t-il déclaré lors d’une réunion de son cabinet.

Le ministre israélien a ajouté que la conversation téléphonique faisait suite à l’entretien mené avec le maitre du Kremlin le 11 novembre à Paris, à l’occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale. B. Netanyahu a également envisagé des négociations avec le Président russe, premier contact depuis l’incident de l’Il-20, sans compter les courtes discussions tenues à Paris en marge des célébrations officielles.

Le 17 septembre, un Il-20 russe a été abattu par erreur par la défense anti-aérienne syrienne qui avait repoussé une attaque de l’aviation israélienne contre Lattaquié. Le Premier ministre d’Israël a exposé en détails l’opération militaire menée à la frontière avec le Liban.

L’entretien a eu lieu sur l’initiative de la partie israélienne. Vladimir Poutine a souligné l’importance d’assurer la stabilité dans la région, en stricte conformité avec la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’Onu et le rôle coordinateur de la Force intérimaire des Nations unies au Liban.

Lors de la conversation, le Président russe a également fait ressortir la nécessité de perfectionner la coopération militaire russo-israélienne. Dans ce contexte, il a souligné l’actualité d’un contact prévu sous peu entre des experts des ministères de la Défense dans le cadre d’un groupe de travail conjoint. Les deux parties ont en outre convenu de travailler sur une nouvelle rencontre en tête-à-tête.

A rappeler que les militaires israéliens ont annoncé mardi dernier le début de l’opération «Bouclier du Nord » lancée pour dépister et détruire des tunnels transfrontaliers creusés par le Hezbollah. Le commandement de l’armée libanaise a pour sa part averti Israël contre toute activité au Liban du Sud. La Force intérimaire des Nations unies au Liban a appelé les deux parties à utiliser les canaux de communication concertés pour maintenir la stabilité le long de la ligne bleue, tracée en 2000 par l’ONU, après le retrait israélien du Liban mettant fin à l’occupation commencée en juin 1982.

Le Hezbollah ne désarme pas

En face, force est de souligner que le Hezbollah n’entend nullement se laisser faire. « Il n’y a pas un seul point dans les territoires occupés (Palestine, NDLR], Tel-Aviv compris, qui ne puisse être atteint par les missiles du Hezbollah », a déclaré cheikh Naim Qassem, le secrétaire général-adjoint du parti chiite libanais.

« Les sionistes ne sont pas en mesure de faire face à un tel niveau de menace, et c’est pourquoi une nouvelle guerre [contre le Liban] n’est pas à l’ordre du jour », a ajouté le responsable du Hezbollah.

Selon ce dignitaire religieux, « la résistance islamique » a créé un niveau de « dissuasion » qui, depuis la guerre de 2006, empêche les Israéliens de « mener des actions militaires » contre son pays : « Même lorsqu’ils lancent des menaces, ils disent : « Si le Hezbollah attaque, nous réagirons…’ ». Les règles de la confrontation militaire imposées par le Hezbollah, ainsi que sa force de dissuasion, ont rendu très difficile de prendre l’initiative d’une guerre contre le Liban. »

Cette mise en garde de Naim Qassem reproduite par le journal Al Wafagh, édité par une fondation iranienne qui « œuvre à consolider l’union entre les Etats musulmans, peut être considérée comme la première réaction officielle du Hezbollah à la découverte présumée par l’armée israélienne de tunnels reliant le sud libanais au nord de l’entité sioniste. Jusque-là, ce parti avait préféré ne pas commenter les déclarations israéliennes l’accusant de les avoir creusés. Mais en choisissant pareil support, c’est aussi pour rendre pièce au Premier ministre israélien qui a intensifié sa propagande hostile à l’Iran, principal soutien du Hezbollah

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