Démission du gouvernement jordanien: La crise a eu raison d’O. al-Razzaz
Démission du gouvernement jordanien: La crise a eu raison d’O. al-Razzaz

Le gouvernement jordanien a démissionné lundi à quelques jours d’un remaniement attendu dans ce pays embourbé dans les difficultés économiques, a indiqué l’agence officielle Petra.
Le soutien apporté par les pays du CCG, 2,5 milliards de dollars libérés en juin 2018, n’auront pas suffi à enrayer la crise dans un pays corrompu.

Ce remaniement sera le quatrième depuis l’entrée en fonctions du Premier ministre Omar al-Razzaz l’année dernière et le deuxième en six mois.
O. al-Razzaz « a demandé à ses ministres de lui soumettre leur démission lundi pour ouvrir la voie à un remaniement dans les prochains jours », a indiqué Petra.
Un remaniement « nécessaire », a-t-il assuré « pour faire face aux défis de la période à venir ».

Une source officielle a indiqué à l’AFP en off que le roi Abdallah II avait donné au gouvernement « jusqu’à la fin de l’année pour présenter des réformes économiques ».

O. al-Razzaz, économiste sorti de Harvard, a écopé de la lourde tâche d’introduire une série de mesures d’austérité visant à réduire la dette publique en échange d’un prêt de plusieurs centaines de millions d’euros du Fonds monétaire international (FMI) accordé en 2016.

La Jordanie, dont la stabilité est vue comme vitale au Moyen-Orient, accueille 1,3 million de réfugiés venus de la Syrie voisine en guerre.
Dépourvu de ressources naturelles et très dépendant d’aides étrangères, le royaume hachémite fait face à un taux de chômage de 18,5 % et 20 % de la population vit à la limite du seuil de pauvreté.

Ces dernières années, la Jordanie a été le théâtre de manifestations contre les mesures d’austérité, menées par les jeunes particulièrement touchés par le chômage (39 %).
En juin 2018, le pays a été secoué par une vague de contestation contre l’austérité qui a mené à la démission de Hani Mulki, prédécesseur de O. al-Razzaz.

Le 6 octobre, les enseignants ont mis fin à une grève d’un mois, qui a paralysé quelque 4 000 écoles publiques et affecté plus de 1,4 million d’élèves, après un accord avec le gouvernement sur l’augmentation des salaires.

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