Des militaires ratent leur coup au Gabon: L’UA condamne le putsch avorté

Des militaires ratent leur coup au Gabon L’UA condamne le putsch avorté
Des militaires ratent leur coup au Gabon L’UA condamne le putsch avorté


L’Union africaine a « condamné fermement » la tentative de coup d’Etat militaire menée lundi au Gabon, a fait savoir Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’UA. « L’Union africaine (UA) condamne fermement la tentative de coup de ce matin au Gabon. Je réaffirme le rejet total par l’UA de tout changement inconstitutionnel de pouvoir », a tweeté M. Faki. Un groupe de militaires a appelé lundi à un soulèvement au Gabon alors que le président Ali Bongo Ondimba est absent du pays depuis plus de deux mois après un accident vasculaire cérébral(AVC). Mais il faut dire que les mutins n’ont pas réussi leur coup d’état.

Une source proche de la présidence affirme que tous les points stratégiques étaient sous contrôle ainsi que les abords de la radio. Et d’ajouter que les militaires ne veulent pas utiliser la force contre ceux qui ont pris le contrôle de la radio. Par ailleurs, internet et les réseaux sociaux sont coupés et plusieurs quartiers de Libreville n’ont plus d’électricité.
Selon le ministre de la Communication Guy-Bertrand Mapangou, porte-parole du gouvernement, les mutins ont été arrêtés par les unités du GIGN gabonais. La situation est sous contrôle et l’ordre sera complètement rétabli dans deux ou trois heures, affirme-t-il.

A rappeler que vers 06H30 heures (05h30 GMT), des militaires gabonais ont lu un message à la radio d’Etat appelant le peuple gabonais à se « lever » et annonçant la prochaine mise en place d’un « Conseil national de restauration » en l’absence du président Ali Bongo Ondimba en convalescence au Maroc.

Des coups de feu ont été entendus au même moment par l’AFP autour de la Radio Télévision Gabonaise (RTG), sur le boulevard Triomphal, dans le centre de Libreville. Des blindés des forces de sécurité gabonaises bloquaient à 07H00 l’accès à ce boulevard, a constaté un correspondant.

Le message a été lu par un militaire se présentant comme commandant-adjoint de la Garde Républicaine (GR), et se disant président d’un Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon (MPJFDS). Trois militaires, coiffés des bérets verts de la GR, étaient visibles sur une vidéo de leur prise de parole circulant sur les réseaux sociaux et authentifiée par l’AFP. Le mouvement « demande à tous les jeunes des forces de défense et de sécurité et à toute la jeunesse gabonaise de se joindre à nous », a déclaré le militaire. « Nous ne pouvons abandonner la patrie », a-t-il déclaré en jugeant les institutions « illégitimes et illégales ».
Le 31 décembre, le président Bongo a pris la parole pour la première fois depuis son hospitalisation à Rabat. Cette prise de parole, peu fluide, était pour le MPJFDS une « honte » pour un « pays (qui) a perdu sa dignité ». La vacance du pouvoir n’a pas été déclarée au Gabon en l’absence du chef de l’Etat. La Cour constitutionnelle a transféré en partie des pouvoirs du président au Premier ministre et au vice-président.

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