«Detroit» de Kathryn Bigelow: Un film et des plaies américaines

«Detroit» de Kathryn Bigelow: Un film et des plaies américaines

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Kathryn Bigelow récidive. Quantre ans après le très controversé « Zero Dark Thirty » (film consacré au raid contre Oussama Ben Laden, tué au Pakistan), elle met sur le marché « Détroit » dont la bande annonce est assez symptomatique de la tension que le film exercera sur le public. Sa sortie, prévue pour le 4 août sur le marché US, ce film coécrit avec Mark Boal, son complice sur « Démineurs » et « Zero Dark Thirty », le scénario fait revivre l’atmosphère des émeutes qui ensanglantèrent Detroit (Michigan), entre les 23 et 27 juillet 1967. Déclenchés à la suite d’une descente des forces de l’ordre dans un bar clandestin de la ville, les troubles opposèrent violemment policiers et militaires aux populations civiles. Le bilan fut tragique : une quarantaine de morts, des centaines de blessés, 50 millions de dollars de dégâts et 5000 personnes sans domicile. Voilà de quoi réconcilier l’américain avec le drame vécu par les afro-américains. Le film qui empile les séquences « coup de poing » renvoie à la profondeur des documentaires. Du pur K. Bigelow qui n’hésite pas à rouvrir les plaies de l’Amérique. « Détroit » consacrera-t-il définitivement l’œuvre, en mode majeur, de la cinéaste qui avait empilé les déconvenues avec «Strange Days », « Le Poids de l’eau » et « K-19 : le piège des profondeurs », jusqu’à la percée, en 2009, de « Démineurs », lauréat de six oscars en 2010 (dont ceux du meilleur film et de la meilleure réalisatrice) ? En tout cas, K. Biglow a retrouvé l’estime du Tout-Hollywood. « Detroit » est promis, comme l’ont laissé entendre bien des critiques au-delà de l’Atlantique, à de bons lendemains. Et comment en serait-il autrement à l’heure où l’actualité a été ponctuée, sous le mandat d’Obama, premier afro-américain à la tête de la Maison Blanche, par de lourdes menaces de la stabilité sociale de l’Amérique. Celle de la chasse aux nègres.

 

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