Développement durable: On reparle de la CNEDD
Développement durable: On reparle de la CNEDD

Le Maroc a conforté ses efforts en matière de développement durable, à travers le lancement, mardi à Rabat, d’un jumelage avec l’Union européenne (UE) intitulé «Appui à la mise en œuvre de la Charte nationale de l’environnement et du développement durable au Maroc (CNEDD)».
Lancé lors d’un atelier présidé par le ministre de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah, et auquel ont pris part l’ambassadrice de l’UE au Maroc, Claudia Wiedey, l’ambassadeur de l’Autriche au Maroc, Klaus Kögeler et le ministre conseiller, chef de mission adjoint de l’ambassade de France au Maroc, Raphaël Martin de Lagarde, ce jumelage tend à mettre en place les fondements visant à instaurer le développement durable au Maroc, à travers plusieurs réformes, notamment l’adoption de la CNEDD, conformément aux engagements internationaux du Royaume.

Ce processus se traduit, essentiellement, par l’intégration des principes de développement durable dans les stratégies sectorielles, par la mise en œuvre de la Stratégie de mise à niveau de l’environnement (MANE) et de l’Initiative nationale de développement humain (INDH), ainsi que par l’élaboration de la loi cadre 99-12 portant Charte nationale de l’environnement et du développement durable, en application des Orientations Royales contenues dans le Discours du Trône du 30 juillet 2010, de la Stratégie nationale de protection de l’environnement (SNPE) et de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD).

Les objectifs et résultats attendus de ce jumelage s’articulent autour d’un renforcement réglementaire des thématiques portées par la CNEDD, une meilleure adaptation des structures en charge de l’environnement et leur convergence avec la réglementation de l’UE, un renforcement des acquis et un ancrage des bonnes pratiques en matière de développement durable parmi les cadres du département de l’Environnement et d’autres parties prenantes concernées, ainsi que l’intégration de la dimension environnementale et des bonnes pratiques dans l’action des parties prenantes.

Intervenant à cette occasion, A. Rabbah a noté que ce programme de jumelage euro-marocain, destiné à accompagner le Maroc dans la mise en œuvre de la CNEDD, va permettre de consolider les efforts du Royaume en matière de préservation de son environnement et de faire converger progressivement la réglementation marocaine avec celle de l’UE.

Le ministre a, également, rappelé les efforts entrepris par le Maroc pour préserver l’environnement et jeter les bases d’un développement durable qui se décline en plusieurs chantiers prioritaires, à savoir l’adoption et la mise en œuvre de la SNDD, le renforcement du cadre juridique et réglementaire, la mise à niveau environnementale à travers des programmes dédiés, la mise en place d’instruments économiques et financiers au service de la préservation de l’environnement ainsi que la mise en place d’un dispositif de prévention et de veille environnementale, à travers le renforcement des outils de suivi, d’évaluation et de prévention.

De son côté, C. Wiedey a affirmé que «ce jumelage européen appuiera la mise en œuvre de la CNEDD», ajoutant que la Déclaration conjointe de l’UE et du Maroc de juin 2019 confirme la volonté de renforcer le partenariat euro-marocain de prospérité partagée, notamment en matière de protection de l’environnement et de lutte contre le changement climatique.

Elle a, de même, souligné que le Maroc ne cesse de confirmer son statut de pays parmi les plus engagés dans le monde en matière de lutte contre le dérèglement climatique, avec un objectif de réduction de 42% des émissions de gaz à effet de serre et une production d’électricité issue à plus de 50% des énergies renouvelables d’ici 2030, ajoutant que le Pacte vert pour l’Europe trouvera ainsi des déclinaisons concrètes dans la coopération UE-Maroc.

Ce jumelage est financé par l’UE et géré avec l’appui de la direction du Trésor et des Finances extérieures (DTFE), dans le cadre du Programme d’appui à la compétitivité et à la croissance verte (PACC), qui a été signé en novembre 2016 entre le gouvernement du Maroc et l’UE. Doté de 105 millions d’euros, le PACC vient en soutien aux politiques et programmes sectoriels menés par les autorités marocaines et dédié à l’entreprenariat, au commerce extérieur, aux stratégies environnementales et énergétiques et à la Stratégie nationale d’inclusion financière.

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