Développement humain: Le Maroc en retard, selon le PNUD
Développement humain: Le Maroc en retard, selon le PNUD

Le Maroc se classe à la 121ème  place dans l’index de l’indice de développement humain, présenté, ce lundi, par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Un mauvais score de seulement 0,676, qui le classe parmi les pays avec un indice «moyen».

Les inégalités sont toujours prégnantes au Maroc, confirme le nouveau classement  établi par le PNUD pour l’année 2019 qui classe le Royaume au 121ème rang parmi 189 pays.
En effet, si entre 1990 et 2018,  l’IDH du Maroc a enregistré une hausse de 47,7%, progressant ainsi de 0.458 pour atteindre 0.676, il a par la suite stagné.

En comparaison avec d’autres pays dans le même groupe à «développement humain moyen», le Maroc totalise tout de même un score supérieur à la moyenne, tandis qu’il reste inférieur à celle des pays des Etats arabes.

Plus en détails, le royaume enregistre de bonnes avancées, avec une espérance de vie qui a augmenté de 11,7 années et une hausse de la durée moyenne de scolarisation qui a augmenté de 3,3 années.
La plus grande progression a été touché le RNB (revenu national brut), qui a progressé d’environ 96,3% entre 1990 et 2018, note le rapport.

Néanmoins, les inégalités sont toujours persistantes et elles sont multidimensionnelles.
Les plus importantes concernent les écarts entre genres et ceux tout au long de leur vie, c’est-à-dire, pendant l’enfance jusqu’à l’âge adulte, relève le rapport.
Dans ce sens, le rapport note qu’au Maroc 29% des femmes adultes ont suivi au moins des études secondaires, contre 35,6% des hommes.
Le taux d’activité féminine est de 21,4%, contre un taux d’activité de 70,4% chez les hommes.
Au parlement, seuls 18,4% des sièges parlementaires sont occupés par des femmes, poursuit-on.

Le rapport se penche aussi sur l’indice de pauvreté multidimensionnel (IPM) qui évalue les privations dont souffre les personnes, et ce à trois niveaux, à savoir l’éducation, la santé et le niveau de vie.
Au Maroc, les derniers chiffres datent de 2011 et donnent à connaitre que 18,6% de la population vit en situation de pauvreté multidimensionnelle et 13,2% sont vulnérables à la pauvreté multidimensionnelle.
L’intensité des privations est de 45,7%, un chiffre conséquent qui fait revenir cet indice dit IPM à 0,085 alors qu’à titre de comparaison la Tunisie et la Libye présentent des IPM et 0,005 et 0,007.

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