Dossier Saharien : La « fermeté » démarre à … Guerguerate

Dossier Saharien : La « fermeté » démarre à … Guerguerate

La multiplicité des manœuvres algériennes entreprises pour faire basculer définitivement la balance en faveur du mouvement sécessionniste du Polisario, l’année 2015 a été jugée « décisive » par les ennemis de la marocanité du Sahara, n’ont pas réussi à désarçonner la diplomatie marocaine. Celle-ci leur a opposé l’alternative de « la fermeté » pour enterrer toutes les prétentions hégémoniques. 

Les observateurs du dossier saharien savent que Rabat n’entend nullement se laisser faire quand bien même les ennemis de son unité territoriale feraient preuve d’ingéniosité diabolique pour marquer des points sur la scène internationale. La plus haute autorité du pays a rappelé, à plusieurs occasions, que le Royaume continuera à faire preuve de fermeté pour faire valoir ses droits historiques fort qu’il est de la mobilisation unanime de la nation pour défendre son intégrité territoriale menacée. Une fermeté que l’on pourrait évaluer à l’aune de la gestion des relations commerciales avec l’Union européenne. Rabat ayant fait savoir à Bruxelles qu’il n’est pas tolérable d’accepter un quelconque chantage qui remettrait en cause la marocanité du Sahara. Toute solution à ce conflit factice étant liée au processus engagé sous la houlette des Nations-Unies et dans lequel le Maroc s’est investi en proposant la solution idoine au-delà des limites de laquelle rien ne serait accepté : l’autonomie. Ce n’est donc pas pour rien que la diplomatie marocaine s’est révélée particulièrement soucieuse de recadrer l’action déployée par le secrétariat général de l’ONU qui a cherché à faire valoir les arguments sécessionnistes largement inspirés par une diplomatie algérienne qui déploie toute son énergie pour alimenter la tension régionale dans la quête effrénée pour un leadership régional. Le dossier saharien lui servant de faire-valoir opportunément exploité loin de toute éthique politique ou morale diplomatique. Si tous les coups sont permis dans cette spirale infernale, y compris le recours à « la diplomatie des mallettes» et aux lobbyistes appelés à recycler leur savoir faire pour défendre une cause présentée sous les oripeaux des droits humains, l’autodétermination étant le summum recherché, il n’en reste pas moins que l’argumentaire marocain fait mouche là où le risque de balkanisation apparaîtrait en filigrane. Et c’est ce processus de déstabilisation régionale, atout maître défendu par le système algérien au risque de se brûler, qui assure force et cohérence au plaidoyer marocain. Toute fuite en avant représentant autant d’inconnues pour une stabilité régionale qu’il serait difficile de sacrifier sur l’autel du combat au nom d’un peuple chimérique. On comprend dès lors les raisons qui poussent l’Algérie à tourner le dos à toutes les demandes expresses formulées par l’ONU en vue du recensement des populations dites sahraouies regroupées dans les camps de Lahmada. Et le dernier séjour de Ban Ki-moon dans la région lui aura permis d’évaluer l’amplitude de la gestion provisoire de la question du prétendu « peuple sahraoui », le dénuement étant patent alors que le pays qui a choisi sciemment d’accueillir les sécessionnistes ne cherche ni à garantir un séjour digne aux populations séquestrées ni à lever son emprise sécuritaire sur les camps. « La libre circulation » des Sahraouis étant strictement encadrée par les divers corps armés algériens et leurs supplétifs, brandis à chaque occasion pour dépoussiérer une cause de libération mort-née.
La fermeté avec laquelle le Maroc a su gérer les débordements du S.G de l’ONU, ses déclarations à Bir Lahlou ayant été vivement dénoncées, n’empêche par le Royaume de tenter de prendre la citadelle africaine. L’Union africaine ayant favorisé une certaine légitimité au fait sécessionniste en acceptant d’accueillir, en son sein, une république fantomatique. La bataille engagée dans ce sens est capitale et on comprend pourquoi l’Algérie tente de remobiliser le front de ses « amitiés » au sein de l’UA, historiques et/ou intéressées, pour barrer la route à un retour triomphant du Royaume dans le giron de l’organisation panafricaine. Et les joutes autour de Guerguerate, localité à la frontière avec la Mauritanie où les FAR ont procédé à une opération de ratissage ne sauraient en aucune manière dévier le Maroc de ses objectifs liés à la sécurité du pays. L’Algérie ira-t-elle jusqu’à mettre en selle Ramtane Laamamra dans la course à la succession de Nkosazana Dlamini-Zuma pour semer d’embûches le parcours que le Maroc est appelé à emprunter ? Rien ne sera pour étonner. Quand bien même certaines voix s’élèvent à Alger pour gérer autrement le dossier saharien selon la formule de « ni vainqueur, ni vaincu ». Attendons pour voir…

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