Dossier saharien: Les séparatistes bousculés par A. Guterres
Dossier saharien: Les séparatistes bousculés par A. Guterres

Dans son rapport sur le Sahara marocain adressé au Conseil de Sécurité, le Secrétaire Général de l’ONU, Antonio Guterres, a enjoint au «Polisario» de se conformer à la pratique établie depuis la création de la MINURSO.

Dans son rapport sur le Sahara marocain adressé au Conseil de Sécurité, le Secrétaire Général de l’ONU, A. Guterres, a enjoint, une nouvelle fois, au “polisario” de se conformer à la pratique établie depuis la création de la MINURSO consistant à rencontrer son représentant Spécial, Colin Stuart, et les hauts fonctionnaires de la MINURSO à Rabouni, dans les camps de Tindouf en Algérie, et non à l’Est du dispositif de défense au Sahara Marocain.

Dans ce rapport, le Secrétaire Général de l’ONU déplore le refus continu du Polisario de tenir les réunions avec les responsables civils et militaires de la MINURSO à Rabouni en Algérie, conformément à la pratique établie depuis 1991.

A. Guterres n’a pas cédé, ainsi, au chantage et aux manœuvres irresponsables et inadmissibles du Polisario et l’a sévèrement recadré pour cette posture obstructionniste qui ébranle le fonctionnement de la MINURSO et entrave la mise en œuvre de son mandat.

Il convient de souligner qu’il s’agit du troisième rapport successif où le Secrétaire Général de l’ONU somme le “polisario” à recevoir officiellement son Représentant Spécial et à tenir des réunions avec les fonctionnaires de la MINURSO à son siège à Rabouni, en Algérie.

Cette position du Secrétaire Général de l’ONU rejoint parfaitement celle du Maroc et consacre la légalité internationale au sujet de la question du Sahara marocain.

Les droits humains en question

A. Guterres a aussi épinglé les dirigeants séparatistes pour les graves et systématiques violations des droits de l’Homme dans les camps de Lahmada.

Il a énuméré les manifestations, marches et sit-in qui se sont multipliés dans les camps de Tindouf, d’avril à juin 2019, pour protester contre le blocus et les mesures restrictives de la liberté de circulation et de déplacement, imposés dans les camps de Tindouf.

À cet égard, le rapport précise que les groupes de manifestants ont « protesté plusieurs fois par mois dans les camps » de Tindouf en Algérie et « ont également appelé à la liberté de mouvement et à des réformes générales ».

A. Guterres n’a pas manqué de souligner une des revendications de ces manifestants qui consiste à obtenir des informations des dirigeants du « polisario » et de l’Algérie sur « le sort d’El Khalil Ahmed Braih, porté disparu en Algérie depuis 2009 ».
En effet, l’épouse et les enfants de Braih ont commencé, le 15 juillet, un sit-in devant le complexe des agences onusiennes dans la région.

Le rapport s’est, en outre, étalé sur les nombreuses informations reçues par le Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme, concernant le recours massif, par « les forces de sécurité du polisario au harcèlement, arrestations arbitraires et mauvais traitements » contre des défenseurs des droits de l’Homme et des blogueurs engagés dans la documentation des violations des droits de l’Homme dans les camps.
Le rapport précise que ces défenseurs des droits de l’Homme et blogueurs n’ont fait qu’oser dénoncer sur les réseaux sociaux la gestion par le Polisario des camps de Tindouf.
« Ils ont été arrêtés en juin 2019 par les forces de sécurité du polisario suite à un sit-in à Rabouni pour protester contre la disparition d’El-Khalil Ahmed Braih », indique le Secrétaire Général.

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