Le Forum de coopération arabo-russe tenu au niveau des ministres des Affaires étrangères a décidé de confier au Maroc l’organisation de la sixième édition du Forum en 2020, a précisé la déclaration finale.

Pour rappel, Nasser Bourita, et son homologue russe, Serguei Lavrov, s’étaient entretenus en marge du 5e forum de coopération arabo-russe tenu mardi à Moscou.  Les deux diplomates qui « se sont félicités de l’excellence des relations » entre le Maroc et la Russie ont convenu « de mettre en place un mécanisme régulier de concertation diplomatique ».

Plus, rapporte l’agence MAP, les deux ministres ont « abordé les questions régionales d’intérêt commun notamment la situation en Afrique du Nord et dans le monde arabe ».

Le dossier saharien aura certainement meublé les discussions entre les deux responsables. D’autant plus qu’au cours de ce mois, les travaux du Conseil de sécurité n’ont pas manqué d’aborder la question du Sahara à la lumière aussi bien du rapport commis par le patron de l’ONU que du brief réalisé par son envoyé spécial en charge de réunir les parties en conflit à Genève. Et que la Russie fait partie du « Groupe des amis du Sahara».

Dans une déclaration à Sputnik, N. Bourita a souligné que le  Maroc aspire à une solution réaliste à la question du Sahara, soulignant que le Royaume n’est pas disposé à tenir compte des positions contraires aux Résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Plus, le ministre a appelé toutes les parties à « faire preuve de réalisme et d’une volonté réelle afin de parvenir à une solution à cette question ». Dès le début, le Maroc qui a adopté une position claire concernant ce processus (rencontres sur le Sahara) veut mettre fin à ce conflit régional qui n’a que trop duré, a souligné N. Bourita, ajoutant que si les autres parties avaient une volonté réelle, le Maroc a présenté son initiative d’autonomie.

Le ministre a ajouté que si certaines parties campent sur leurs positions obsolètes, le Royaume propose des solutions et définit sa position, mais il n’est pas disposé à poursuivre les discussions sur des questions non pratiques et non consensuelles. Revenant sur la dernière table-ronde de Genève, le ministre a souligné qu’elle s’inscrit dans le cadre de cette nouvelle voie, faisant état de progrès qui restent toutefois insuffisants, car « ce qui est nécessaire aujourd’hui est que toutes les parties concernées soient animées d’une volonté réelle afin d’avancer vers une solution réaliste, pratique et consensuelle ».

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