Dr Hassan El Bouzidi, Président de l’Union Nationale des Industries de Conserve de Poisson UNICOP: Industries de conserve, entre potentiels et handicaps

Dr Hassan El Bouzidi, Président de l’Union Nationale des Industries de Conserve de Poisson UNICOP
Dr Hassan El Bouzidi, Président de l’Union Nationale des Industries de Conserve de Poisson UNICOP

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Entretien avec Dr Hassan El Bouzidi,
Président de l’Union Nationale
des Industries de Conserve
de Poisson (UNICOP)

L’industrie de la conserve de poisson, une des plus vielles dans le pays, a du mal à tourner à plein régime. Les irrégularités des approvisionnements agissent comme un grain de sable qui grippe la machine. Sur le potentiel comme sur les aléas du secteur, Hassan EL Bouzidi, Président l’Union des conserveurs (UNICOP) a répondu à nos questions. Edifiant.

Comment évaluez-vous l’évolution du secteur de la conserve au cours des deux dernières années et  son potentiel de développement ?

En matière d’approvisionnement, l’irrégularité et la saisonnalité des captures sont toujours d’actualité. Par ailleurs, l’objectif fixé dans la stratégie « Halieutis » il y a dix ans, à savoir un approvisionnement de 80 % à l’horizon 2020, est loin d’être atteint et il ne le sera pas. Notre secteur tourne toujours autour de 50 % de sa capacité. Actuellement, le secteur reçoit environ 430 000 tonnes pour une capacité de près de 900 000 tonnes.

Nous ne prétendons pas que le secteur peut absorber du jour au lendemain la différence et travailler à pleine capacité. Il est important de tenir compte de ce que les différents marchés destinataires peuvent absorber. Toute augmentation doit être progressive pour ne pas tomber dans l’erreur de certaines filières qui se sont focalisés sur la production sans tenir compte de la demande, entraînant un effondrement du marché avec toutes les conséquences que cela induit.

Nos marchés traditionnels se maintiennent, mais de plus en plus difficilement, vu la concurrence asiatique. Et comme vous le savez, notre secteur à plus de 80 % orienté vers l’exportation ne bénéficie pas de subventions ou de mesures incitatives qui tiennent compte de la spécificité du secteur à l’image de ce qui est accordé à nos collègues du secteur agricole.

Plus que cela, les procédures de contrôles pour exporter, mises en place par les différentes administrations et établissements sous tutelles, ne sont pas souples et nécessitent des délais trop longs comparativement aux pays concurrents.

Il y a lieu de rappeler que lors de la préparation de la stratégie Halieutis, le bureau d’étude dans son diagnostic a abouti au constat que les indicateurs de l’industrie de la conserve, plaident pour la destination conserve comme étant la destination prioritaire, répondant le plus aux objectifs fixés.

Quid de la diversification de l’offre exportable ?

Comme on l’a vu, si l’approvisionnement suit quantitativement et qualitativement, l’offre exportable pourrait suivre une courbe ascendante. Quant à la diversification, notre secteur est bien armé pour cela, mais le facteur déterminant demeure le client. Nous sommes à l’écoute de la demande et la tendance externe.

Que représente pour le secteur le blocage des importations d’huile d’olive au niveau des ports nationaux ?

Ce qui se passe est vraiment regrettable. Instaurer, du jour au lendemain et sans préavis ou contact explicatifs, des mesures coercitives sur les importations en admission temporaire des huiles d’olive raffinées destinées à la conserve de poisson, relève de l’incompétence. Les responsables qui ont pris cette décision pensant résoudre la crise des producteurs nationaux d’huile d’olive ne connaisse pas le secteur. D’abord, nous utilisons de l’huile d’olive raffinée pour des destinations rémunératrices (Europe et Amérique du nord). La production nationale est loin de répondre à la qualité exigée par les clients et le prix d’acquisition. Si ces deux exigences sont remplies par la production nationale, nous l’adoptons tout de suite. Malheureusement, personne ne nous a contactés préalablement pour réunir une information complète avant d’agir. Pire, contrairement à la procédure habituelle basée sur l’évaluation du risque, l’historique des importations, les fournisseurs, les destinataires etc., les services de contrôle ont instauré un contrôle systématique avec maintien des conteneurs au port sans possibilités d’enlèvement et mise sous scellés chez l’importateur en attendant la sortie des analyses, comme c’était le cas habituellement. Et même quand les résultats d’analyses se révèlent favorables, les contrôleurs ne libèrent pas le marchandage dans l’attente de l’avis des responsables de l’ONSSA à Rabat, selon leurs dires. Cette situation a engendré des conséquences fâcheuses dont une perte de temps dépassant le mois pour recevoir les analyses, des augmentations de frais (multiplications des analyses et surestaries). Certains établissements ont été obligés de décaler des commandes à l’huile d’olive, qui vont entraîner, des retards et donc des pénalités en faveur des clients. A ce jour, la situation demeure inchangée et silence radio de l’administration malgré nos écrits au D.G de l’ONSSA, au Ministre et au Wali d’Agadir. Si la situation perdure, des pertes de clients ne sont pas impossibles.

La question de la teneur en cadmium des conserves est un serpent des mers qui surgit de temps à autre à l’export. De quoi est faite la réaction de la profession ?

C’est de l’histoire ancienne. Depuis 2013 le règlement européen a été modifié suite aux études effectuées par l’UNICOP et l’ONSSA. Nos produits n’ont plus été inquiétés par rapport au cadmium. C’est un exemple où la concertation entre le secteur et l’ONSSA a été payante. D’ailleurs, la même approche est de mise pour le travail mené au sein du Codex Alimentarius concernant l’Histamine

 

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