Du gourdin comme argument: Des débats qui déchirent l’Istiqlal

Du gourdin comme argument: Des débats qui déchirent l’Istiqlal
Ce qui s’est déroulé au siège de l’Istiqlal, à Rabat, samedi dernier a de quoi susciter bien des interrogations. Car contrairement à toute attente, la guerre des communiqués a cédé le pas à la guerre tout court. Hamid Chabat, leader contesté et contestable de cette vieille formation politique, a tenté de mobiliser autour de sa petite personne les organisations parallèles du parti. Dans l’objectif inavoué de sortir un communiqué mobilisateur susceptible de donner le change aux appels incessants au départ de H. Chabat. La manœuvre n’aura pas pris et le stratagème imaginé par le patron istiqlalien décrié a été démonté par ses adversaires. Mais cette fois-ci, à court d’arguments, c’est à coups de gourdins et autres armes blanches que la contestation a déchiré les voiles de la vieille dame qu’est l’Istiqlal. Voilà qui en dit long sur le corollaire du populisme ambiant. Faut-il s’étonner dès lors à ce que les pratiques propres aux syndicats, dans l’acception vulgaire du terme, soient ainsi reproduites à l’infini ?! Assurément non. Ce que tout démocrate ne saurait que dénoncer comme exercice dictatorial des plus primaires, a son équivalent pour résumer l’état d’une société au bord de la crise de nerf: « Tcharmil ». Fallait-il s’attendre à moins que cela lorsqu’un sociopathe qui arrive à trôner à la tête d’un parti trouve normal de revendiquer haut et fort une fortune de 75 MDH sans le moindre égard pour le mort d’ordre istiqlalien ?
Le PI n’aura pas connu pire… La question nodale est de savoir s’il s’agit-là d’une simple parenthèse ou d’une étape appelée à durer. S’il est facile de pronostiquer que les jours du trublion Chabat sont comptés, il est difficile de s’en tenir à pareille thèse tant que l’ours blessé à mort multiplie les ruades dans le brancard.

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