Echec de la mission de la Minurso à Tindouf: L’Algérie réarme le Polisario

Echec de la mission de la Minurso à Tindouf: L’Algérie réarme le Polisario
Les dernières informations en provenance de l’Algérie s’accompagnent de leur lot d’inquiétudes sur la stabilité régionale. En effet, si le Maroc a joué finement la partie diplomatique en se retirant d’El Guergarate, les séparatistes persistent à jouer avec le feu en alternant rigidité des positions et démonstration de force. Mhamed Khadad, un des membres de la direction du Polisario n’a pas hésité à réaffirmer l’opposition des secessionistes à l’offre de retrait onusienne. « Nous restons sur place tant que persiste la violation manifeste du cessez-le feu et de la zone tampon qui a été la source de la tension à Guergarate », a-t-il déclaré à l’AFP alors que la chef de mission de la Minurso était en déplacement à Tindouf en vue de convaincre le Polisario de répondre positivement à l’appel de l’ONU. Autant dire que le mouvement sécessioniste persiste à jouer avec le feu en cherchant par tous les moyens à reproduire dans la zone d’El Guergarate le scénario bien rodé qui lui a permis d’occuper la zone-tampon que le Maroc avait défini lors de la construction échelonnée des murs de défense le long de la frontière sud avec l’Algérie et par la suite avec la Mauritanie. Mais le facteur le plus inquiétant provient de Bir Lahlou, autre zone démilitarisée, qui marque une fois encore l’implication directe de l’Algérie dans l’entretien du foyer sahraoui incandescent. En effet, c’est dans cette localité que le présumé chef du Polisario a présidé la cérémonie de réception de matériel militaire fourni par les soins des militaires algériens. Blindés, véhicules tout terrain et batteries de missiles sol-air font partie de ce nouveau lot de matériel de guerre généreusement fourni aux sécessionistes. Autant dire qu’Alger qui s’emploie à nier sur tous les tons une quelconque implication dans le dossier du Sahara vient de donner la preuve de l’entretien de la tension régionale. La communauté internationale qui a salué le retrait du Maroc d’El Guergarate ne saurait être flouée davantage quant à l’identité des véritables tireurs de ficelle dans ce conflit qui a trop duré. Cela s’appelle la guerre par procuration, le Polisario ayant toujours été instrumentalisé par Alger pour servir ses sombres desseins pour la région.
Face à ce nouveau palier de tension, faut-il donner du crédit aux informations ayant circulé ces derniers temps sur un probable déplacement du nouveau patron de l’ONU dans la région, déplacement qui attendrait le feu vert américain ? En tout état de cause une chose paraît bien certaine : Christopher Ross qui fut le messi dominici de Ban ki-Moon a fini, lui aussi, par jeter l’éponge. Celui qui le remplacera en bénéficiant de la confiance d’Antonio Guterres, nouveau patron de l’ONU qui connaît bien des chapitres sur le conflit factice du Sahara, est d’ores et déjà averti. Sur l’identité des véritables fauteurs de trouble dans la région. Comme sur les véritables intension du Maroc qui a offert à la communauté internationale la seule alternative qui vaille : l’autonomie élargie comme solution à une crise factice. Pour qui sonne le glas ?

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